Tension à l’UBB malgré la qualification pour les demi-finales

Tension à l’UBB malgré la qualification pour les demi-finales

Une poignée de main glaciale entre Christoph Orius et Matthew Gallibert.
Une poignée de main glaciale entre Christoph Orius et Matthew Gallibert.

icône du sport

“Cette semaine a été tendue”, a reconnu Mathieu Jalibert au micro de Canal+ après le match. “Vous avez vu ça, il y a eu des déclarations dans la presse de notre manager, des joueurs ciblés. Je veux juste dire qu’on ne joue pas pour Christophe (Oreus). On est seulement en mission pour des joueurs comme François (Trinh -Duc) ou Louis (Picamoles) qui vont mettre fin à leurs jours. » Professionnel. Après tout ce qu’ils ont fait pour le rugby français, on a juste envie de les faire sortir par la grande porte, tout simplement. On a pris les choses en main, et Aujourd’hui, nous avons un grand match.”

Effet de levier, risque

Le responsable n’a pas pensé à serrer la main de son éditorial commercial. “Je m’y attendais”, sourit-il. Matthew est un héros, comme je le dis souvent. Mais dans les deux sens. Les grands joueurs gagnent de grands matchs. Samedi, j’ai vu le Stade de Toulouse et j’ai vu Antoine Dupont notamment. Inspirons-nous ! Quand vous voulez gagner des titres, vous avez besoin de vos grands joueurs. Ça vous choque qu’on abuse des joueurs quand ils ne sont pas bons ? “Quant au geste de Cameron Walkie : ‘Je ne l’ai même pas vu, c’est ce qu’on m’a dit’, poursuit Christoph Orius. Mais qu’il continue comme ça, qu’il marque des tentatives. J’aurais préféré le faire à Perpignan mais il ne l’a pas fait. Alors les histoires alors, c’est de la fumée.

La dernière carte que Christoph Urius a jouée pour tromper ses dirigeants la semaine dernière s’est concrétisée. Mais on dirait qu’elle a cassé quelque chose. L’entraîneur sait que cela peut être une épée à double tranchant : “J’ai pris un gros risque parce qu’il fallait se rebeller. Mais il y a des choses que je n’aimais pas. Je vais devoir les réparer l’année prochaine. J’ai offensé les joueurs, ça C’était clairement une cible mais ça y est, c’est la vie. J’entrais dans les vestiaires cette semaine. C’est la première fois que ça m’arrive, c’est contre moi d’aller en guerre. Je n’ai jamais eu à coacher une équipe comme ça. Je sais. Mais j’ai des idées claires, très claires.

“Le chef, c’est moi et personne d’autre. Ceux qui ne veulent pas me suivre, restez à l’écart. Et sinon, je m’en vais.”

Après un retour en bus un peu tendu depuis Perpignan, Christophe Aureus a laissé son groupe prendre le relais en début de semaine dernière. Les sessions vidéo étaient animées par Maxime Locault, François Triné-Duc et Louis Pichamole. Une sorte d’autogestion ? “Même pas ça, mais Christophe était tellement en colère après Perpignan qu’au moment où il l’a rattrapé, il a fait de la place aux dirigeants pour administrer les deux premières journées”, explique Bastien Vergnais, le troisième rameur. “Il voulait nous laisser prendre les rênes”, poursuit Cameron Walkie. Il nous a accompagné le week-end. Mais il n’y avait pas de sourire à l’entraînement la semaine dernière. Nous n’avons pas apprécié. »

Nouvel appel sur demande

A l’issue de la première mi-temps du match contre le Racing, dans les vestiaires, Christoph Urius a dit le minimum à ses joueurs. “Mon discours était trop court, trop basique. Je ne sais pas si elle reviendra, je ne triche pas. Je ne peux pas dire que c’est bien quand ce n’est pas bien. Il faut faire attention, il faut être capable d’accepter ce qu’on dit. Quand tu ne fais pas tout ça Tu dois faire ce que j’ai décidé de faire, c’est dangereux. Ne pas tenir ses promesses est dangereux. Pas pour moi mais pour le club, le président et les supporters, nous il faut faire attention, il ne faut pas jouer avec ça.

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