Sieste de minuit, champagne et “Paul en bégonia”… Gilles Polo dévoile les coulisses de son entretien avec Vladimir Poutine

Sieste de minuit, champagne et “Paul en bégonia”… Gilles Polo dévoile les coulisses de son entretien avec Vladimir Poutine

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En 2014, Gilles Beaulieu obtient un entretien avec le président russe et se rend à Sotchi avec Jean-Pierre Kabbach. L’invité du “Quotidien”, a raconté les coulisses époustouflantes d’une interview extraordinaire huit ans plus tard.

“Elle est folle de cette interview.” C’est ainsi que Gilles Beaulieu résumait son entretien avec Vladimir Poutine en 2014. Alors qu’il était invité dans l’émission “Quotidien” sur TMC, l’animateur du 20h de RF1 est revenu sur l’interview du président russe avec Jean-Pierre Elkabbach pour TF1. et Europe 1 à l’année 2014.

“A 15 heures, il n’y avait pas de minibus pour nous emmener de l’hôtel à la résidence de Poutine”, explique Gil Beaulieu, qui s’est rendu à Sotchi pour l’interview. Si le rendez-vous était fixé à 14 heures par le Kremlin, alors le départ pour se rendre sur le lieu de l’entretien n’était qu’à 17 heures. Et lorsque les deux journalistes sont arrivés sur le site : “Nous sommes entrés dans une pièce cinq fois plus petite que celle-ci (par rapport au groupe ‘Quotidien’). Pas de toilettes, pas de robinet, rien à manger. Les détails comptent”, a déclaré Gilles Beaulieu.

“Il est une heure du matin, c’est frais comme un cafard”

A 19 heures, Vladimir Poutine est toujours absent et les deux journalistes sont toujours tenus de patienter. “Je suis allé faire pipi dans le bégonia, et je suis sorti boire un verre”, explique Gilles Beaulieu, qui a finalement dû attendre 1h du matin, après la sieste de minuit de Vladimir Poutine. “Il est une heure du matin, c’est frais comme un cafard. Nous sommes épuisés, fatigués, fatigués”, raconte le journaliste de TF1, qui n’a pas été dupe et a compris la stratégie du président russe pour les fatiguer. “Le défi n’est plus le même”, explique-t-il, “on ne veut pas forcément mettre Poutine en difficulté ou poser des questions intelligentes, mais passons à autre chose, je suis épuisé, je suis malade !”

Menace et verres de champagne

Lorsque l’interview arrive enfin, Jill Polo explique que la situation “va bien”. “La présence physique de Vladimir Poutine, les yeux qui vous transpercent… Il n’hésite pas à montrer qu’il est agressif. Ce n’est pas un RPG, il ne cherche pas à être gentil”, détaille le journaliste qui affirme que le Russe le président menace même après l’interview. “La question que vous m’avez posée tout à l’heure, aucun journaliste russe n’a osé me la poser”, a déclaré le chef du Kremlin à Gil Polo, lui adressant un signe “flou” et passant son pouce sous sa gorge. Malgré tout, les journalistes français ont été invités à partager quelques coupes de champagne. “Le voilà prêt à discuter jusqu’au bout de la nuit. Et là vous comprenez qui est le personnage”, a conclu Gilles Beaulieu.

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