Au Rwanda, un sommet du Commonwealth en pleine remise en question

Au Rwanda, un sommet du Commonwealth en pleine remise en question

Les dirigeants des 54 pays de l’organisation, représentant 2,6 milliards d’habitants, se réunissent cette semaine à Kigali.

Les dirigeants des 54 nations du Commonwealth se réunissent cette semaine au Rwanda pour un sommet organisé à un moment où l’avenir de l’organisation dirigée par Elizabeth II est remis en question et au milieu de la controverse sur le projet britannique d’expulsion vers ce pays d’Afrique de l’Est. . Le sommet, qui était initialement prévu en juin 2020 mais qui a été reporté à plusieurs reprises en raison de la pandémie, devrait se tenir. “Renforcer la coopération multilatérale, explorer de nouvelles opportunités et relever les défis communs pour le bien-être des générations futures”. Un ambitieux projet de Commonwealth dont le rôle et l’importance sont de plus en plus remis en cause, à l’heure de la transition de l’appropriation britannique et de la remise en cause du passé colonial.

Le Commonwealth, présidé par la reine Elizabeth II, est une fédération de 54 États membres dont 15 royaumes, souvent des territoires de l’Empire britannique. L’organisation couvre 2,6 milliards de personnes, soit un tiers de l’humanité. La reine de 96 ans a toujours présidé la réunion des chefs de gouvernement depuis son accession au trône en 1952, mais elle sera remplacée pour la première fois cette année par son fils le prince Charles lors de sommets prévus vendredi et samedi. L’héritier du trône, qui effectue sa première visite au Rwanda, doit rencontrer des rescapés du génocide de 1994, au cours duquel 800 000 personnes ont été tuées, selon les Nations unies, pour la plupart issues de la minorité tutsi.

Ses actions seront surveillées de près en raison des critiques qu’il aurait dirigées, selon le journal foisen face du projet décrit par “épouvantable” Le gouvernement britannique va expulser les demandeurs d’asile vers le Rwanda. Les premiers vols ont été annulés à la dernière minute la semaine dernière par la justice. Autant prévoir un entretien maladroit avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, irréductible défenseur de l’ordre également attendu à Kigali. Le projet du gouvernement, qui prétend réduire les franchissements illégaux du canal en prenant en charge l’accueil des demandeurs d’asile, est critiqué par les associations de défense des droits de l’homme ainsi que par les Nations unies. “Les États membres du Commonwealth doivent saisir l’occasion à Kigali de dénoncer cet accord inhumain et faire pression sur le Royaume-Uni et le Rwanda pour qu’il y mette fin.” Sur le dispositif, a insisté Deprose Muchena, directeur de la région Afrique orientale et australe à Amnesty International.

“climat de peur”

A Kigali, les écoles de la capitale rwandaise ont été fermées et de nombreuses routes bloquées tandis qu’un important dispositif de sécurité a été mis en place. Les drapeaux du Commonwealth flottent à l’aéroport et le gouvernement local a doublé ses vidéos de communication internationales pour améliorer son image. Le choix du Rwanda pour accueillir le sommet est controversé. Le pays, que Paul Kagame dirige depuis la fin du génocide de 1994, est régulièrement accusé par des ONG de réprimer la liberté d’expression, la critique et la dissidence politique. “Le Rwanda ne respecte pas les valeurs du Commonwealth, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme et la liberté d’expression”, cité par Victoire Ingabere, la chef de file de l’opposition au Rwanda, a déclaré à l’AFP. Il règne une “climat de peur”Loin de l’image que l’État cherche à donner, le nombre d’organisations de la société civile était estimé début juin à une vingtaine, dénonçant la multiplication des cas de disparitions forcées, d’arrestations arbitraires, de tortures et d’exécutions extrajudiciaires. « Le silence du Commonwealth sur les droits de l’homme au Rwanda menace de saper le mandat de l’organisation dans ce domaine, ainsi que son intégrité et sa crédibilité.Les ONG ont mis en garde.

D’autant plus que le sommet intervient alors que des voix s’élèvent au sein du Commonwealth pour renoncer à la monarchie, un peu comme la Barbade devenant une république en novembre. En mars, le prince William, le petit-fils de la reine, a fait une tournée bruyante des Caraïbes, critiqué pour ses connotations coloniales. Blame Prince Charles a également souffert lors de sa visite au Canada quelques semaines plus tard. “La nouvelle génération veut remettre en question l’histoire de l’Empire britannique, et c’est une bonne chose”Mijnad Desai, économiste britannique et ancien politicien travailliste, a récemment déclaré.

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