Le maire de Saint-Etienne, contrairement à Christian Jacob, propose un “Pacte républicain” avec Emmanuel Macron

Le maire de Saint-Etienne, contrairement à Christian Jacob, propose un “Pacte républicain” avec Emmanuel Macron

Gaël Berderiau, maire de la république à Saint-Etienne et président de Saint-Etienne-Métropole, a estimé mardi sur franceinfo que son parti pourrait Être la clé de l’avenir Il appelle à la mise en place d’un “Pacte social, Pacte environnemental, Pacte républicain” Avec Emmanuel Macron. “Notre parti doit assumer ses responsabilités et avoir rendez-vous avec l’histoire.”Il a ajouté, tout en répétant Christian Jacob, président des Républicains, que LR est “en opposition” Au chef de l’Etat et rejette la coalition avec la majorité présidentielle.

franceinfo : Christian Jacob a-t-il la bonne stratégie après les résultats républicains aux législatives ?

Gaël Berdero : Ce résultat est deux fois inférieur à celui de 2017. Il est trois fois inférieur à celui de 2012. Il est six fois inférieur à celui de 2007. Cela signifie que nous nous dirigeons sans relâche vers notre propre disparition. J’avais déjà tiré la sonnette d’alarme au moment des primaires et lors de la nomination de Valérie Pecres. Je regrette que mon parti se dirige vers la bonne identité, courant après les thèses de Ciutti et de Murano qui couraient eux-mêmes après Zemmour ou le Rassemblement national.

Enfin, les Français, au moins dans une cinquantaine de circonscriptions électorales, ont préféré l’original à la copie. Les Républicains peuvent être la clé de l’avenir du pays à partir du moment où il est, sur des bases programmatiques très claires et très fortes, sur scène avec les Français notamment, en proposant un pacte social, un pacte environnemental et un pacte républicain qui réaffirme l’État pouvoir sur Emmanuel Macron pour le sortir de la situation dans laquelle il s’est mis par mépris des Français et de leurs élus durant ces cinq années. Je considère que notre parti, héritier de la famille gaulliste, doit désormais prendre ses responsabilités. Enfin il a rendez-vous avec l’histoire pour ne pas laisser de côté les populistes de gauche, qui commencent déjà à s’entre-déchirer, mais s’entendre sur un point, qui est de semer le chaos et les populistes de droite qui ont n’ont jamais été aussi forts dans l’assemblée et qui véhiculent des idées révoltantes qui n’ont ici d’ailleurs qu’un seul but, qui est de déstabiliser le pays.

Vous n’avez pas peur de dissoudre votre parti au contact d’Emmanuel Macron ?

Non, pas si nous avons déjà confirmé des propositions très fortes. Une fois l’émission préparée, elle retient l’attention de Christian Jacob en écrivant un certain nombre de forums ouverts, faisant des propositions sur des sujets de société importants. Peut-être que les élus locaux sont plus en phase avec ce que ressentent les Français. Il y a un vrai désespoir. Et c’est justement maintenant qu’ils ont besoin d’hommes politiques vraiment engagés à leurs côtés, pas de grandes diatribes, sur les questions liées à l’éducation, au pouvoir d’achat et à la sécurité. Dès lors, fort d’engagements très forts, il a proposé à Emmanuel Macron de changer à nouveau de politique. Il n’a pas écouté pendant ces cinq années.

On a vu qu’il n’a malheureusement pas tiré les leçons sociales de la crise des gilets jaunes, ni donné corps aux propositions issues de l’accord citoyen sur le climat qu’il a mis en place jusqu’à présent. Exigeons si nous voulons rester un parti au gouvernement et ne pas persister dans cette lignée impitoyable qui fait de nous aujourd’hui, en fait, un groupe qui peut être une clé pour sortir de l’impasse dans notre pays. Encore une fois, c’est notre responsabilité. Il s’agit de l’avenir de la France plutôt que de jouer le rôle d’un boutiquier qui, selon moi, n’aura qu’un seul résultat : nous nous unirons avec les populistes de gauche et avec les populistes de droite pour bouleverser notre pays. Les Français nous en voudront et nous les ferons payer. et 60 [députés] On passera à la prochaine solution ou aux prochaines élections législatives avec la moitié de l’argent, voire rien du tout.

Le pacte républicain que vous proposez doit-il se faire avec Elizabeth Bourne ?

Le signal qu’Emmanuel Macron voulait envoyer au lendemain de son élection a complètement échoué. Il a fallu trois semaines pour nommer son premier ministre, et il avait annoncé sa nouveauté et son originalité, mieux en adéquation avec l’opinion des Français, avec les sensibilités. Ce n’est pas. Nous avons en fait besoin de quelqu’un de plus attentif, en prise avec la réalité locale.

On voit bien que l’on s’inquiète, y compris sur notre territoire, de la réalité de la guerre d’Ukraine que les Russes ont menée en Ukraine, mais aussi de ses conséquences économiques en termes de pouvoir d’achat. Nous voyons l’inflation à un niveau que nous n’avons jamais connu auparavant. Il y a donc une réelle inquiétude chez les Français pour l’avenir. On devrait pouvoir les rassurer, à condition que L.R. souhaite sortir de cette paresse intellectuelle dans laquelle elle s’enferme depuis 2012 sur l’identité nationale qui a finalement été l’alpha et l’oméga de toutes les propositions politiques.

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