Suivez-nous des scientifiques prêts à former de nouveaux députés aux enjeux climat et biodiversité

Suivez-nous des scientifiques prêts à former de nouveaux députés aux enjeux climat et biodiversité

« Oh non, surtout pas GIEC ! “ Nicolas Dupont-Aignan, qui a quitté l’Assemblée nationale lundi après-midi à Paris, ne s’attendait pas à être invité à se former sur les questions environnementales. Si une trentaine de scientifiques plantent leurs granges non loin du palais Bourbon, c’est parce que personne n’est censé ignorer le réchauffement climatique et le déclin de la biodiversité. Surtout ceux qui s’apprêtent à faire des lois quinquennales, Dont le député de droite souveraine qui a été réélu dimanche soir à Eason.

Dans la foulée des élections législatives, une trentaine de scientifiques, menés par le climatologue Christophe Casseau et l’ancien député Matthieu Orvillen, ont entamé le lundi 20 juin, Opération #MandatClimatBiodiversité. “L’objectif : transmettre une parole réaliste et impartiale sur l’évolution du climat et du biote à tous les parlementaires, dans une approche totalement impartiale”, Ils correspondent.

Pendant trois jours, ces professionnels du climat et de la biodiversité, parmi lesquels des auteurs du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les écosystèmes), sont à la disposition des 577 nouveaux élus pour une des formations de Vingt minutes sur les grands enjeux environnementaux. Des documents, tels que de très courts résumés de rapports du GIEC préparés avec l’Environmental Awakening Society, leur sont également diffusés. (ici au format PDF). “Les décisions prises aujourd’hui affectent le climat et l’environnement de demain. Les rapports que nous rédigeons ne sont utiles que s’ils sont saisis par les décideurs.”se justifie Christophe Cassow, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Leur démarche, automatique et volontaire, souligne le manque de formation dispensée par l’Assemblée nationale. Les rapports du Giec ou de l’IPBES ne sont jamais déposés à Hemicikre contrairement aux rapports de la Commission des Comptes. Et ce n’est pas parce que les députés maîtrisent déjà le contenu.

“Nos rapports ne se lisent pas. Les dirigeants politiques actuels ne sont pas à la hauteur de l’urgence climatique et environnementale.”

Wolfgang Kremer, auteur du Giec

à franceinfo

En 2020, 21% des parlementaires français pensaient que le changement climatique était un impact négatif L’hypothèse sur laquelle se fondent les scientifiques [n’étaient] Tout le monde n’est pas d’accordselon une étude de l’Ademe,Agence d’administration de l’environnement et de l’énergie. Le réchauffement climatique, sous l’influence des énergies fossiles que les humains brûlent pour se déplacer, se loger ou se nourrir, reste une certitude scientifique aussi forte que le fait que la Terre soit sphérique. “Notre message est que les alertes climat et biodiversité ne sont pas des opinions, mais des faits scientifiquement prouvés.”insiste la géographe Magali Regezzat, membre du Conseil suprême pour le climat.

Loin de ce socle de base, Léa Falco, membre de l’Environmental Awakening Society, estime que “L’environnement devrait faire partie des règles de tous les partis politiques, comme l’économie.”. Christophe Casseau voudrait que les élus sachent que le climat est gouverné par “Les lois intangibles de la physique”, Que toutes les émissions supplémentaires de gaz à effet de serre augmentent les risques pour les sociétés humaines et la biodiversité et que nous devons agir maintenant. “Aujourd’hui, le niveau de travail est insuffisant, et la France n’est pas dans les ongles.”Il se souvient.

Matthew Orvillen, récemment retraité de l’Assemblée nationale, espère qu’une majorité absolue (soit 289 députés) de ses anciens collègues en bénéficiera. “Formation aux premiers secours”. Il ne l’a pas emporté : lundi après-midi, les jeunes volontaires postés aux entrées du Palais Bourbon pour inviter les nouveaux élus à rejoindre la bergerie ont essuyé des refus évidents, comme celui de Nicolas Dupont-Aignan. Et plusieurs vagues promesses : “Je vais réussir”, Ainsi rassure la députée Iser Caroline Abadi (LREM). En fin de journée, seule La France insoumise de Paris, Danielle Simonet, était présente pour saluer l’initiative et discuter avec quatre scientifiques. “Je me suis vraiment amélioré, mais c’est toujours excitant de voir comment ils l’expliquent et le font en vingt minutes”justifié au milieu des micros des journalistes.

C’est l’un des écueils du processus. Les députés qui comparaîtront dans les prochains jours ne sont-ils pas déjà du sujet ? Viennent-ils de tous les horizons politiques ? Sur France Inter, Marine Le Pen a déjà déclaré qu’elle n’irait pas là-bas, pensant ainsi “Très conscient de la situation”. Le processus est également basé sur l’hypothèse que le manque d’action contre le réchauffement climatique est dû à un manque de formation plutôt qu’à des choix politiques éclairés. « Jusqu’à présent, nous ne savons pas si c’était dû à l’ignorance ou à un manque de volonté politique.analyse Leah Falco. S’ils sont formés, nous le saurons. Avis aux députés : L’opération #MandatClimatBiodiversité se déroule les mardis et mercredis de 9h à 17h.

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