AgroParisTech saisit la justice après qu’une enquête interne a fait état de 17 viols

AgroParisTech saisit la justice après qu’une enquête interne a fait état de 17 viols

L’école d’ingénieurs AgroParisTech a annoncé mardi avoir engagé une action en justice après qu’une enquête interne auprès de ses étudiants a fait état de 17 cas de viols et de dizaines d’agressions sexuelles parmi ses élèves, faisant écho à d’autres accusations de violences sexuelles dans plusieurs grandes écoles.

Cette enquête, menée en décembre par la Cellule sensibilisation et information sexuelles (Casis), une association étudiante, auprès de l’ensemble de la communauté étudiante de l’école (970 étudiants, de la première année au doctorat), dresse un bilan “inquiétant”, selon cette cellule.

“L’échelle compte”

Sur les 566 réponses complètes, 526 cas de comportements discriminatoires ou propos ou propos à caractère sexuel (sans contact physique) ont été recensés. 141 personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes d’agressions sexuelles et 17 cas de viols (dont 16 femmes et 1 personne se déclarant « non binaire »).

“Le barème est important”, a confirmé le directeur général d’AgroParisTech, Laurent Buisson, qui a précisé la réception du rapport final de la cellule étudiante dimanche, et qu’il “a signé une lettre au procureur général de la République hier (lundi)”.

“Pour la période couverte par cette enquête, les quatre dernières promotions, nous savions déjà qu’il y avait des cas. Il y a eu deux saisines au service disciplinaire, avec des sanctions, et des rapports au ministère public. Mais ce que nous avons pris, c’est le nombre de cas que nous n’avons pas reçus.

Plan d’action pour la rentrée scolaire

Au total, 76 % des cas de violences sexuelles avec contact physique ont été vécus par des femmes et 58,8 % par des hommes. Laurent Buisson a annoncé que l’école “publiera un plan d’action à la rentrée”. “On va chercher à avoir des référents externes à l’école, on va chercher des partenariats avec des associations ou des prestataires”, notamment pour “assurer la présence dans les événements festifs” et mener des associations ou des prestataires”, ajoute,

La Justice Organisation a récemment ouvert plusieurs enquêtes sur des accusations de violences sexuelles au sein de prestigieuses écoles. En avril, le parquet d’Ivry a ouvert une enquête préliminaire sur des affaires de viols et d’agressions sexuelles après qu’une enquête interne de l’École polytechnique a révélé l’ampleur de ces faits au sein de l’établissement.

En octobre, une autre enquête a été ouverte après des découvertes visant CentraleSupélec. Une étude interne a indiqué qu’il y avait eu 100 cas de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol au cours de l’année scolaire.

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