La Belgique organise une nouvelle opération de rapatriement pour seize enfants de jihadistes et six mères détenus dans des camps

La Belgique organise une nouvelle opération de rapatriement pour seize enfants de jihadistes et six mères détenus dans des camps

Dans la nuit du lundi 20 juin au mardi 21 juillet, 16 enfants jihadistes, âgés de 3 à 12 ans, et six mères, détenus dans le camp d’al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, ont été renvoyés en Belgique. Parmi les enfants de retour, certains sont nés dans les camps. Une fois arrivés, ils ont été emmenés à l’hôpital pour des examens physiques et psychologiques. De leur côté, les mères ont été envoyées directement en prison.

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Depuis la chute du soi-disant califat de l’État islamique, il s’agit de la deuxième opération du genre. Le premier a eu lieu en juillet 2021 avec le retour de dix enfants et six mères. Depuis 2012, près de 400 citoyens belges ont rejoint les rangs de l’Etat islamique, faisant du pays l’un des plus durement touchés d’Europe par cet exode massif vers la Syrie. En mars 2021, après le feu vert des services antiterroristes, le Premier ministre belge Alexandre de Croo a promis de “faire tout” Rapatrier les enfants de moins de 12 ans de ces camps vers leur patrie belge dont la filiation a été prouvée par analyse ADN.

essayer mieux préparé Séparation des fils et de leur mère, un questionnaire leur a été envoyé au préalable. « Chaque enfant pouvait compter sur quelqu’un qui parlait sa langue, Le commissaire de la police fédérale Marc de Mesmeeker confirmé Tout le monde a reçu de la nourriture appropriée ainsi que des vêtements supplémentaires et des animaux en peluche.

“Nous avons veillé à ce que les bébés puissent être temporairement séparés de leur mère aussi discrètement que possible.”

Mark de Mesmeeker, commissaire de la police fédérale

à franceinfo

Les tribunaux belges ont déjà condamné la plupart des mères à des peines de prison allant jusqu’à cinq ans. Leurs enfants suivront les protections judiciaires de la jeunesse, comme les dix autres rapatriés en juillet 2021.

On sait très peu de choses sur ces enfants déjà rapatriés, si ce n’est qu’ils ont été scolarisés pour la plupart en Belgique et vivent, quand c’est possible, chez leurs grands-parents, mais tout cela est très organisé.

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“Ce que nous avons observé depuis le début de ces déportations en Belgique nous a convaincus de leur utilité.”confirme au procureur fédéral Frederic Van Leeuw. “Sans donner trop de détails, l’analyse qui a été faite montre des évolutions très positives pour le moment.” Évaluation positive des femmes et des enfants revenus il y a un an mais “Il faut se rappeler qu’il y a eu toute une série de femmes et d’enfants qui sont également revenus par la Turquieindique le procureur fédéral. En tout cas, le développement des femmes et des enfants qui sont revenus l’année dernière est jugé très positif par les différents services impliqués.il ajoute.

Pour justifier cette politique de retour entamée en 2017, les autorités belges ont précisé “Dans ces camps en Syrie, il y a les terroristes de demain.” De son côté, l’OCAM, l’organisme belge chargé d’analyser la menace terroriste, a jugé dans un rapport que les enfants et les mères restés dans ces camps avaient besoin d’une surveillance constante et facile à sécuriser sur le sol belge.

Contrairement à la Belgique ou à l’Allemagne, la France maintient une politique de rétorsion de retours intermittents, alors que les conditions de vie y “épouvantable”, selon l’ONU. De nombreuses associations, telles que 13 Bronze15, Brothers and Truth, League for Human Rights, Human Rights Watch et Amnesty International, ont appelé à “La France a officiellement l’intention de restituer dans les plus brefs délais les enfants français et leur mère détenus dans des camps du nord-est de la Syrie”, a-t-il ajouté. Mai 2022.

Un groupe de familles, composé de près de 80 épouses de djihadistes et de 200 enfants français que l’on croit toujours détenus à Rouge, interroge régulièrement le président de la République Emmanuel Macron ramener les enfants “Prisonniers syriens” Basim “obligations internationales” du France. Depuis 2016, 126 enfants français sont rentrés de Syrie ou d’Irak, la plupart en très bas âge. Le 14 décembre 2021, une Française de 28 ans atteinte de diabète est décédée, laissant sa fille de 6 ans orpheline.

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