“Il faudra former et recycler 800 000 travailleurs d’ici 2025”

“Il faudra former et recycler 800 000 travailleurs d’ici 2025”

A la gigafactory Tesla de Grünheide (Allemagne), le 22 mars 2022.

cCe sera l’Espagne, pas l’Allemagne. Mercredi 22 juin, Ford a annoncé que son usine de Valence avait choisi – aux dépens de Sarluis – d’assembler un nouveau modèle de voiture électrique à partir de 2023. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s’en est félicité. C’est une autre histoire en Allemagne, où le déjà puissant consortium IG Metall réclame des indemnités pour conserver 4 600 emplois sur le site sarrois.

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C’est un bon exemple du jugement des constructeurs automobiles, sur fond de crainte d’une hémorragie d’emplois lors de la transition accélérée du moteur à combustion vers l’électrique. Les chefs de groupe américains, selon les syndicats, ont organisé ‘Concurrence féroce’ entre les deux sites. Sans cacher qu’ils préparent une restructuration “significative” Pour l’outillage industriel, en choisissant l’Espagne “Vous contribuerez à bâtir une entreprise rentable en Europe.”

“anticiper”

Ont-ils la possibilité de se restructurer ? A Bruxelles, la Commission et le Parlement font preuve d’une volonté de fer. Toutes les nouvelles voitures sur le marché en 2035 seront ainsi Zéro émission. Tout doit donc suivre : un approvisionnement sûr en métaux et minéraux (nickel, lithium, cobalt, terres rares, etc.) pour les batteries, un nombre suffisant d’usines géantes, un réseau de stations de bonne taille, qui en France devrait passer de 60 000 à 1 million de bornes de recharge en 2030. Formation des salariés des usines, des agents et des garages.

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“Il faut s’attendre. Ce ne sont pas des entraînements de quelques jours, mais des centaines d’heures.”Et le Le patron de Renault met en garde. Jean-Dominique Senard ne veut pas se retrouver dans la même situation avec la fermeture de la fonderie bretonne : au lieu de la maintenir à flot en y injectant des centaines de millions d’euros, il affirme, “Il aurait été préférable, et beaucoup moins coûteux, de former les salariés aux nouveaux métiers.”

Le patron de la plateforme auto a qualifié l’interdiction de l’essence, du diesel et des hybrides votée le 8 juin au Parlement de “grand saut dans le vide”.

A Bruxelles, on estime qu’il faudra former et recycler 800.000 travailleurs d’ici 2025. Une académie a été créée en France. Ses modules de formation, de la fabrication des batteries à leur recyclage, en passant par l’entretien des véhicules, pourraient bénéficier à 150 000 personnes dans les années à venir. Formation certifiante, car travailler sur des équipements électriques nécessite un environnement plus sûr que les moteurs thermiques.

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