Le youtubeur Léo Grasset, plus connu sous le nom de DirtyBiology, est accusé de violences sexuelles et psychologiques

Le youtubeur Léo Grasset, plus connu sous le nom de DirtyBiology, est accusé de violences sexuelles et psychologiques

Le youtubeur Léo Grasset, plus connu sous le pseudonyme de DirtyBiology, est au centre d’une longue enquête publiée par Mediapart vendredi. A 32 ans, cette publication savante aux plus d’1 million d’abonnés YouTube a été mise en cause par plusieurs femmes qui l’accusent de violences sexuelles et psychologiques.

“En tout, Mediapart a recueilli les témoignages de huit femmes impliquées, à des degrés très différents, dans des relations intimes ou au travail”, lit-on dans cet article précisant qu'”aucune plainte n’a encore été déposée”.

“Je lui ai dit plusieurs fois que je ne voulais pas.”

Cette enquête fait notamment référence au témoignage d’une jeune femme prénommée Lisa dans l’article, une vidéaste qui aurait pu entretenir une relation intime avec Leo Grass. L’article relate : “Ils se voient de temps en temps, parfois ils ont des relations sexuelles. Puis il disparaît à nouveau sans qu’on sache où ni avec qui. Parfois, sur les forums de vidéastes, il se moque d’elle, mais revient vers elle en cachette”. Elle dit Jeune femme : “Ce qui est devenu trop malsain, c’est que je suis revenue dans une position d’admiration et de contrôle.”

Lisa raconte une scène particulièrement violente qui se serait produite à l’été 2016 à Paris. Après plusieurs heures d’attente, Léo Grasset avait retrouvé la jeune femme comme prévu. “C’est un gros alcoolique, selon plusieurs témoins”, a-t-il dit. “En colère”, explique Lisa, signifie pour lui ne plus vouloir coucher avec lui. “Je lui ai dit plusieurs fois que je ne voulais pas”, dit-elle. Après les préliminaires, elle essayait de “switcher”, un geste qui provoquait une “sorte de switch dans ses yeux” (…) Leo Graset la “gardait avec ses mains autour du cou”, et “la transperçait”. à coups très forts”, écrit Mediapart. “J’ai eu trop peur, avoue la jeune femme. Je voulais crier et aucun son ne sortait de ma bouche. Lisa dit qu’elle s’est depuis sentie “honte”, ayant régulièrement des “crises d’angoisse”, de l’amour et une vie sexuelle interrompue.

Sept autres certificats

Mediapart a également fait état de propos dégradants qu’un youtubeur aurait pu tenir sur Lisa, depuis 2016. La jeune femme, de son côté, affirme qu’elle n’a pas porté plainte par crainte de représailles. “A l’époque, je pense que si je porte plainte, ma carrière sera ruinée. Au mieux, je serai considérée comme la fille qui a été violée. Au pire, tous les autres vidéastes célèbres se joindront à moi”, explique-t-elle.

Sept autres femmes ont signalé des accusations de violences psychologiques voire de comportements “toxiques” de la part de YouTube. En réponse à une question de Mediapart, Léo Grasset n’a pas souhaité répondre. “Nous ne souhaitons pas répondre aux demandes de la presse, M. Grass est à la disposition de la justice si elle devait être saisie de ces allégations”, ont répondu ses avocats par courrier électronique.

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