Les banquiers d’Elon Musk face au dilemme de l’année

Les banquiers d’Elon Musk face au dilemme de l’année

Depuis l’annonce soudaine de l’acquisition de Twitter pour 44 milliards de dollars (42,15 milliards d’euros), Elon Musk est plongé dans l’incertitude quant à l’avenir de l’opération.

Après avoir racheté 9,2% du réseau social en avril, puis levé les fonds nécessaires pour racheter le reste, soutenu notamment par quelques gros investisseurs aux relations parfois douteuses, et finalement obtenu l’approbation unanime du conseil d’administration de la plateforme, le milliardaire poursuit pour souligner qu’Il peut annuler l’opération s’il le désire.

Son principal argument : une dispute sur le nombre des robots est sur la plate-forme. Prétexte ou non, il a affirmé que le manque de coopération de Twitter pouvait légalement lui permettre d’arrêter l’acquisition. L’entreprise a fini par s’exécuter en envoyant une énorme quantité de données au patron de Tesla, dont l’exploitation pourrait également soulever des questions.

Au milieu de cette situation complexe se trouvent six banques (Morgan Stanley, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Bank of America, Barclays et Allen & Company), qui travaillent sur l’opération et se retrouvent maintenant face à un énorme dilemme.

Pile tu perds, pile tu gagnes

D’un autre côté, Musk est l’un de leurs clients mais pas des moindres. Ainsi, l’acquisition de l’un des plus grands réseaux sociaux du monde par l’homme le plus riche du monde a naturellement suscité un intérêt politique et médiatique massif.

Ainsi, les banques concernées ont intérêt à conseiller au mieux leurs clients et à l’aider à annuler son offre en limitant les dégâts si c’est ce qu’il souhaite, ou si l’acquisition complique fortement ses autres activités, notamment celles de Tesla.

En revanche, en cas d’accord entre Musk et Twitter, ces six établissements bancaires se partageraient, selon le Financial Times, 191,5 millions de dollars (182,8 millions d’euros), les frais bancaires les plus élevés pour la troisième année. Plus grand depuis 2020.

Cependant, si la transaction est annulée, ce petit montant sera considérablement réduit. Or, selon le Financial Times, Goldman Sachs n’obtiendra que 15 millions de dollars sur les 80 initialement prévus, et JP Morgan n’obtiendra que 5 millions sur les 53 millions qui lui sont destinés, pour n’en citer que quelques-uns.

Cette transaction massive était censée être l’aboutissement d’une année décevante pour les banques de Wall Street. Cependant, le prêt déjà proposé est moins intéressant que dans le programme.

Car, à l’origine, Musk voulait aussi un prêt marginal D’une valeur de 12,5 milliards de dollars, garantie par l’action Tesla. Seulement, grâce aux financements récupérés auprès du milliardaire Larry Ellison, de la plateforme crypto Binance et de Sequoia Capital, ce solde a été divisé par deux, puis purement et simplement annulé. C’est rarement une bonne idée de prendre la promesse d’Elon Musk au pied de la lettre.

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