Viande, fromage et charcuterie… Les familles modestes réduisent leurs achats

Viande, fromage et charcuterie… Les familles modestes réduisent leurs achats

Selon Kuntar, les Français continuent de réduire le volume d’achats dans les supermarchés, notamment les familles modestes qui abandonnent les rayons “cassés”.

Les Français ont réduit leurs dépenses alimentaires. Selon les données du membre du comité Kantar couvertes par LSA, la baisse des dépenses alimentaires dans ce contexte inflationniste a été de 3,2% entre le 18 avril et le 15 mai par rapport à la même période en 2021 chez tous les grands distributeurs.

La baisse est particulièrement forte pour les produits frais dits traditionnels, c’est-à-dire ceux des bouchers, crémiers et traiteurs vendus sur étal et certains en vente. Kontar note un effondrement de 12,2% de la demande pour cette catégorie sur la période (-11,8% en volume d’achat) après une baisse déjà de 13,2% par rapport à la période précédente.

Dans la plupart des supermarchés et hypermarchés, ces comptoirs sont déserts car jugés plus chers par les consommateurs soucieux de leurs dépenses. Pour preuve, ce sont les ménages les plus modestes qui réduisent le plus le volume des achats de ces produits alimentaires (-13% contre -10,2% pour les riches).

atterrissage de charcuterie

Pour certaines catégories de ces produits frais, on observe une répartition parmi les familles modestes : -22% pour la viande, -26,4% pour les fromages et même plus de 33% de baisse pour la charcuterie traditionnelle.

Les familles aisées, quant à elles, réduisent également leurs achats, mais dans une moindre mesure. Les seules catégories qu’ils jugent plus que les humbles sont les volailles (-22% contre -16% pour les ménages modestes) et les fruits (-7% contre -2,1% pour les ménages modestes).

Certaines catégories bénéficient encore de l’effet actions avec de très fortes hausses de volume de ventes. C’est le cas de la moutarde (+13,9%), de l’huile (+15,5%), des pâtes (+7%) ou de certains produits spécifiques comme le maïs doux (+24%).

Face à la crainte d’une pénurie de moutarde, les familles continuent de stocker, achetant environ 14 % de moutarde de plus qu’en 2021 sur la même période, et se tournent vers des produits de meilleure qualité faute de choix, tant pour les plus aisés que pour les ménages à faible revenu. ‘, dit Kuntar.

Les Français qui, malgré les contraintes budgétaires, n’ont pas pour l’instant largement recours aux marques de distributeurs. Si ce dernier est moins cher, ce sont aussi les personnes qui ont vu leurs prix augmenter le plus depuis le début de l’année avec Premiers Prix.

“Il n’y a toujours pas de transfert vers les MDD dominantes [NDR. Lidl, Aldi…] Ou des marques de distributeur qui descendent même jusqu’à 40 % de part de marché en volume », note Kantar.

Frédéric Bianchi

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