Coût d’adaptation pour la France estimé pour la première fois

Coût d’adaptation pour la France estimé pour la première fois

Les habitants se protègent du soleil sous la pergola érigée par la municipalité, place de la Victoire à Bordeaux, lors de la canicule du 16 juin 2022.

La crise climatique n’offre aucun répit. Une partie de la France a été touchée cette semaine par de violents orages de grêle et des pluies torrentielles. Elle étouffait la semaine dernière à l’ombre d’une canicule exceptionnelle par son intensité et sa subtilité. Début juin, de nouvelles intempéries frappent les trois quarts du territoire, causant des dégâts d’environ un milliard d’euros. Alors que les conséquences du changement climatique vont continuer à s’aggraver, il est urgent de s’adapter au changement climatique, c’est-à-dire de prévenir et de réduire ses effets néfastes. Pourtant, la France n’est pas prête et ne lui alloue pas de financements suffisants, alerte l’Institut d’économie pour le climat (I4CE).

Le think tank publie, jeudi 23 juin, la première évaluation des besoins financiers publics d’adaptation au changement climatique en France, fruit d’un an de travail. « Sans cette connaissance des besoins, il est difficile de développer une politique coordonnée et efficace », explique Vivian Debus, chef de projet Adaptation à I4CE, l’un des auteurs du rapport. Cependant, aujourd’hui, l’adaptation en France, qui est encore “sous-thème”Il est avant tout, selon lui, réactif, partial et souffre de nombreux angles morts. “Nous n’attendons pas et manquons la vision stratégique”, Confirme. Pour preuve, l’expert pointe l’annonce par le gouvernement d’un fonds de réhabilitation des villes de 500 millions d’euros en pleine canicule le 14 juin, ou le déblocage d’urgence d’un plan de soutien d’un milliard d’euros pour aider les agriculteurs touchés par de fortes gelées. Au printemps 2021.

Lire aussi Cet article est réservé à nos abonnés Changement climatique : la France, non préparée, doit “éviter l’incontrôlable” et “gérer l’inévitable”.

L’I4CE liste dix-huit mesures essentielles, représentant un budget supplémentaire d’au moins 2,3 milliards d’euros par an, qui peuvent être prises immédiatement pour préparer la France au changement climatique ou pour renforcer les mesures d’adaptation déjà en place. “Rattraper les retards accumulés”. Parmi ces propositions, le think tank réclame par exemple des budgets accrus pour la sécurité civile pour faire face à une saison des incendies plus longue qui touche plus de départements, ainsi que des budgets accrus pour la politique de santé, l’eau ou les grandes agences. Fonds de prévention des risques naturels.

Conservez une enveloppe annuelle

Il propose également de pérenniser un budget annuel pour repenser les villes afin de lutter contre les îlots de chaleur urbains qui les transforment en fournaises, de construire des bâtiments adaptés aux canicules plus longues (à commencer par ceux de l’enseignement et de la recherche), de réduire les vulnérabilités aux transports et à l’eau. et les réseaux et infrastructures énergétiques, pour rendre les forêts résilientes ou pour soutenir durablement la diversification des économies de montagne en réponse à la réduction des chutes de neige.

Vous avez 49,48% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Leave a Reply

Your email address will not be published.