La France renoue avec le plaisir de l’été

La France compte officiellement près de 6 800 festivals. Toutes disciplines, toutes régions, toutes tailles confondues. Ce chiffre impressionnant est le résultat d’un long travail de recensement et de cartographie mené par le ministère de la Culture et le Centre d’études politiques et sociales de l’Université de Montpellier, sous la direction d’Emmanuel Negrier. Elle confirme la présence d’un courant lourd, organisé et pérenne dans la vie culturelle de notre pays, qui voit le public saluer ces événements saisonniers, de la plus petite fête du village aux grands rassemblements de masse.

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Cette culture festivalière, endormie en 2020 puis relancée en 2021, aspire désormais à (re)vivre sans barrières sanitaires. Le succès du Hellfest – alors que 420 000 fans de heavy metal se sont réunis à Clisson (Loire-Atlantique) lors de week-ends de programmation – symbolise ce renouveau et ce regain d’appétit. Sans lever tous les nuages ​​- la reprise de l’épidémie et l’annulation des spectacles, la hausse des coûts, le manque de personnel… – affectant la culture et sur les événements de l’été.

Au rythme des soucis du monde

C’est dans ce contexte d’optimisme et de prudence que le Festival International d’Art Lyrique de Dix-en-Provence, la Raincontre de la Photographie de Arles, et le Festival d’Avignon (dernier dirigé par le tandem formé par Oliver B et Paul Rondin), ces trois totems culturels de l’été que nous réunissons à nouveau dans une annexe spéciale. Carrefour du beau et des formes, engagement politique, souci constant de comprendre les pulsions de nos sociétés, même les plus infimes, les dires de la création… Cette année encore, les trois festivals vivront au rythme des préoccupations du monde.

à Arles, commissaire de l’exposition « Guérir le monde » Nathalie Herschdorfer ; A Avignon la première cour d’honneur du réalisateur russe Kirill Serebnikov, avec moine noir ou retour aux performances épiques de Simone Valguyer et Olivier Bey ; A Aix, la réouverture extraordinaire du Stade des Vitroles devant Symphonie Nune 2 Mis en scène par Gustav Mahler, mis en scène par Romeo Castellucci, chacun à sa manière participe à cette diffusion créative. Dès lors, si les nuages ​​restent à bonne distance, nul doute que le public répondra à nouveau et le plaisir du festival finira par retrouver toute sa force.

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