L’intervention chinoise en Bretagne en dix “Anecdotes” – L’espionnage chinois en Bretagne : mythe ou réalité ?

  • 1 L’étonnante affaire Boursicot

  • C’est l’un des rares cas d’espionnage rendus publics au cours des 50 dernières années. Capturé en France en 1983, Bernard Borsicotte, un comptable de Van, a transféré pendant près d’une décennie des archives diplomatiques de l’ambassade de France à Pékin au régime chinois, pour un espion chinois qui s’est avéré être… un homme.

  • 2 fils chinois à la recherche d’un piston

  • La demande d’un étudiant chinois pour soutenir sa candidature en Bretagne à un poste de fonctionnaire de l’Université de Bretagne Occidentale, grand amateur de culture chinoise, est arrivée il y a plusieurs années. Après vérification, il s’est avéré que l’étudiant est le fils… d’un haut fonctionnaire d’un service de renseignement chinois. demandes a été rejetée.

  • 3 Ile Longue filmée sous tous les angles

  • Un universitaire de Brest, grand amateur de culture chinoise, a accompagné un groupe chinois dans le cadre d’une rencontre internationale des ports de la ville, événement qu’il a organisé début 2010. Lors d’une réception sur un bateau, dans la rade de Brest il aperçoit un homme qu’il ne connaît pas, caché par le groupe. Il se cachait pour photographier la rade et ses « équipements » (NDLR : Ile Longue, Nuclear Ballistic Missile Submarine Base.) Quand j’ai demandé à mon homologue qui était cette personne, il m’a répondu : « Oh lui ? Ne faites pas attention à lui, c’est un traducteur.

  • 4 Chercheur éternel pris au piège

  • Lorsqu’il était en Chine, le directeur du laboratoire universitaire qui l’avait accueilli pendant six mois, six ans auparavant, lui a demandé s’il souhaitait faire partie du jury de thèse, et Louis Gilly, géophysicien marin de renommée internationale à Everemir à Brest, a accepté sans méfiance. La thèse lui a été partiellement traduite en anglais. Oralement, Lewis Gilly s’est rendu compte qu’il était trop tard. La thèse porte sur la nature géologique du cratère d’Okinawa… qui est revendiqué par la Chine et le Japon. Il est “entaché d’erreurs et de mensonges scientifiques” au profit de la Chine, bien sûr. Louis Gilly a protesté, provoquant la colère du réalisateur chinois. “J’ai cependant pu enregistrer mes réserves. Mais je ne sais pas si mon nom est resté associé, et il a servi de caution pour cette thèse.”

    “Quand j’ai mis les coordonnées, j’ai réalisé que tous les appareils étaient dans la zone américaine… sans autorisation !”

  • 5 coordonnées alarmantes des sismographes chinois

  • C’est l’histoire que Lewis Gilley continue de raconter. Au cours d’une des discussions, le même directeur du laboratoire chinois lui a mentionné travailler sur l’un des appareils de forage les plus profonds du monde (Mariana), dans l’océan Pacifique. Il lui avoua qu’il avait placé dix sismomètres sous-marins devant ce trou. Lewis Gilly était très intéressé, demandant les coordonnées pour réaliser la modélisation. Son interlocuteur à contrecœur, mais finit par abandonner. “Quand j’ai mis les coordonnées, je me suis rendu compte que tous les instruments étaient dans la zone américaine… sans autorisation !” Guam).

  • 6 Rafie à la Bretton School of Engineering

  • Les faits remontent à l’automne 2021. Dans une école d’ingénieurs réputée regroupant plusieurs universités bretonnes, force est de constater que les doctorants chinois ont eu peu de goût pour se référer à des documents internes à Taïwan et à Hong Kong. Pour protester, ils ont inondé les boîtes aux lettres des enseignants, des administrateurs et des étudiants. Une source proche du dossier s’accorde à dire “une tempête dans une tasse de thé”. Mais cela démontre la capacité des citoyens chinois, même s’ils ne sont pas des agents, à défendre coûte que coûte le discours national. C’est la grande force du système.

  • 7 brevets ont été déposés pour Breton en Chine

  • Des brevets issus des travaux de recherche (avec des applications militaires) du laboratoire de l’Université de Breton financés par l’Etat et des entreprises françaises liées à la défense, ont été déposés… en Chine, empêchant toute exploitation future par une entité française dans ce pays. La personne qui a déposé le brevet est membre du laboratoire français d’origine chinoise. Les faits survenus à la fin des années 2000 n’ont pas été rendus publics. Le membre du laboratoire concerné est toujours en place. Par ailleurs, le ministère de l’Enseignement supérieur a refusé l’accès à un doctorant chinois dans le même laboratoire.

  • 8 Il n’y a pas d’exposition Gengis Khan à Nantes

  • Le musée d’Histoire de Nantes, en 2021, a dû reporter un long projet d’exposition consacré à l’histoire de Gengis Khan et de l’Empire mongol, en partenariat avec un musée chinois. la raison ? Les autorités chinoises ont initialement ordonné au musée d’abandonner les termes « Gengis Can », « empire » et « Mongol », avant d’exiger le contrôle de tous les textes, cartes et éléments de communication de l’exposition. Puis le Bureau du patrimoine de Pékin a réécrit un résumé, “visant à éradiquer complètement l’histoire et la culture mongoles au profit d’un nouveau récit national”, estime le musée de Nantes, qui espère néanmoins présenter l’exposition avec le scénario. , en 2023. Mais sans elle les éléments des collections chinoises.

  • 9 La Bretagne compte cinq départements, et avec le Mont Saint-Michel !

  • Le renseignement chinois, beaucoup moins centralisé que nos pays occidentaux, supervise ses tâches d’une province à l’autre. Quant à la Bretagne, c’est le Shandong (Chine orientale ; 100 millions d’habitants), peut-on lire dans “Les Tribulations des Britanniques en Chine”, de Roger Vallegut (Les Portes du Grand Editions)… avec lequel elle est jumelée (comme les villes de Rennes, Saint-Brieuc, Lorient et Coimbre) et Brest avec ses villes équivalentes dans le Shandong) depuis 1985. La Sûreté de l’État utilise ces comités de jumelage pour connecter ses réseaux dans la région, qui comprend Loire Atlantique et Mont-Saint. -Michelle! Un an plus tard, le même livre révèle qu’un jeune universitaire chinois que Dornèse et l’Ifremer ont croisé à Nantes a été exclu de la faculté des sciences de Brest. La DST (aujourd’hui DGSI) a obtenu la preuve qu’il transmettait des informations classifiées à son pays.

    . (photo François Destock)

    “Les réseaux locaux sont très importants pour la Chine. Quand une décision n’est pas prise au niveau national, ce sont eux qui entrent en jeu. Ce que la Chine fait en France, ce n’est pas communiquer, mais tricoter”, a déclaré le sénateur Telegram (LREM) André Gatolin, a déclaré en octobre dernier, la mission d’information « L’impact et les effets des pays hors Europe sur l’université française et le monde académique ». Les parlementaires mentionnent le nombre “6000 à 8000 associations franco-chinoises” en France.

  • 10 épaves chinoises et françaises issues de l’épave d’un missile nucléaire

  • En mars 2022, un avion Rafale a effectué un test de lancement d’un missile de croisière à capacité nucléaire ASMP-A à la pointe bretonne. Une partie de ce missile n’a pas été retrouvée – un cylindre de 2 mètres de long et d’environ 40 cm de diamètre – et est susceptible de dériver entre Panama et Bel-Ile-en-Mer. Dans cette zone, la Marine nationale française a repéré un cargo de 300 mètres armé par un groupe chinois dans les semaines suivantes. Une équipe de douaniers a été dépêchée pour contrôler l’avion. Celle-ci n’a révélé “aucun élément suspect”. Le navire marchand est resté plusieurs jours sous la surveillance de la marine française.

    Leave a Reply

    Your email address will not be published.