“Le Pape s’inscrit dans la continuité de Jean-Paul II et de Benoît XVI”

Dom Philippe Peron est actuellement une ancienne abbaye bénédictine à Sainte-Thérèse, dédiée à l’accueil des personnes faibles ou handicapées pour leur faire vivre l’expérience d’une vie contemplative, près de Rennes. Il mesure notamment les enjeux liturgiques liés au Motu proprio Traditionis en tant qu’abbé honoraire des Kergonan, au sein du complexe de Solesmes où certains moines célèbrent la messe sous une forme insolite (notamment à l’abbaye de Fontgombault ou à l’abbaye de Randol). A l’abbaye de Kergonan, la messe est célébrée en langues latine et grégorienne, mais selon la forme ordinaire du rite romain.

Avec cette nouvelle lettre apostolique, le pape François s’adresse à tous les croyants avec un message merveilleux qui nous invite à réfléchir sur la puissante beauté de la liturgie.

Ce texte très puissant a une grande profondeur spirituelle. Elle s’inscrit dans la grande réflexion théologique du Concile Vatican II, qui affirme et souligne toujours la primauté de l’initiative divine. Si la liturgie est vraiment une célébration de l’alliance entre Dieu et les hommes, c’est Dieu qui prend toujours l’initiative.

Ainsi, la liturgie nous conduit à interroger l’amour de Dieu pour sa création, qui se réalise encore aujourd’hui dans l’essence du mystère pascal. Ainsi, notre participation consciente et active à la liturgie est notre façon de répondre en nous permettant d’attirer à nous ce désir de Dieu.

Ainsi le Pape commence son message par ces paroles de Jésus à ses disciples : Ça me manque de manger cette Pâque avec toi avant de m’emporter avec toi (M 22, 15). Ce sont les paroles de Jésus avec lequel s’ouvre l’histoire de la Dernière Cène, Le Saint-Père dit, La faille à travers laquelle nous est donnée une étonnante possibilité de percevoir la profondeur de l’amour des Personnes de la Sainte Trinité pour nous. “(numéro 2).

Ainsi, la liturgie nous ramène à nouveau aujourd’hui à l’histoire du salut, nous permettant de redécouvrir le Christ, même dans le caractère concret du Verbe incarné, ayant tous passé par la célébration des sacrements. La liturgie n’est pas un lieu de mémoire, mais un lieu de réalité. ” Un vague souvenir de la Dernière Cène ne nous fera aucun bien. Nous devons être présents à ce repas, afin que nous puissions entendre sa voix, manger son corps et boire son sang. Nous avons besoin de lui. Dans l’Eucharistie et dans les sacrements, nous nous assurons de pouvoir rencontrer le Seigneur Jésus et d’être touchés par la puissance de son mystère pascal. (n° 11).

Et le Pape nous invite à redécouvrir chaque jour la beauté, non pas la fête chrétienne, qui ne serait qu’une beauté esthétique – ce qui ne serait pas si mal – mais la beauté de la réalité d’une fête chrétienne qui nous amène à nous interroger encore plus . Dans la contemplation même sur le mystère de Pâques.

Cela ne va pas sans formation liturgique, et le Pape souligne avec force l’importance fondamentale d’éduquer les fidèles et le clergé à toujours mieux comprendre le sens des signes et des symboles, afin de toujours mieux se connecter au cœur du mystère du salut qui est concrètement sous nos yeux.

Puis plusieurs paragraphes ont été réservés à l’art de la fêteArt de la fête qui ne se réduit pas à Une simple note au système d’évaluation et d’autres Encore moins qu’une création imaginative – parfois brutale – sans règles. Il s’agit toujours de redécouvrir la réalité de la présence du Christ parmi nous. Ainsi les acteurs de la liturgie sont profondément façonnés par l’action liturgique elle-même.

L’unité de nos papes

Avec un tel texte remarquable par sa beauté, sa profondeur et sa justesse, le Pape s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs immédiats que certains souhaitent pourtant rompre.

En effet, avec la propriété de Motu L’Église de Dieu endommagée Le 2 juillet 1988, saint Jean-Paul II a ouvert la porte. Permettre aux croyants associés à certaines des formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine de rester en pleine communion avec l’Église. Évitant ainsi la séparation, la division et la division.

Le pape Benoît XVI a élargi les possibilités dans ce domaine avec la propriété de Motu “Papes suprêmes”», datée du 7 juillet 2007. Mais il ne faut pas oublier que dans l’avion qui l’emmenait en France le 12 septembre 2008, le pape Benoît XVI lui-même précisait que « Cette devise caractéristique était simplement un acte de pardon, dans un but pastoral de personnes qui avaient grandi dans cette liturgie, l’aimaient, la connaissaient et voulaient vivre avec cette liturgie. C’est un petit groupe parce que cela suppose une formation en latin, une formation dans une culture particulière. Mais pour ces personnes si aimantes et si tolérantes de se permettre de vivre avec cette liturgie, cela me semble une exigence banale de la foi et de la pastorale de notre Evêque. église. Il n’y a pas de contradiction entre la liturgie renouvelée par le Concile Vatican II et cette liturgie… Il est clair que la liturgie renouvelée est la liturgie ordinaire de notre temps.. »

Dans le même sens, le pape François, qui ne veut pas que cette tolérance permette à certains d’imaginer qu’on peut imaginer un retour à l’ancienne forme de la célébration de la messe, dit que nous « Ils ne peuvent revenir à cette forme rituelle qu’avaient les Pères synodaux, Avec Peter et sous Petro, ils ont ressenti le besoin d’une réforme et ont accepté, sous la conduite de l’Esprit Saint et conformément à leur conscience de pasteurs, les principes dont découlait la réforme. Les saints papes Paul VI et Jean-Paul II ont approuvé les livres liturgiques modifiés Selon le décret du Concile Vatican IIgarantit la sincérité de la réforme du Conseil” (numéro 61).

accueil du conseil

Saint Jean-Paul II a participé à ce Concile Vatican II, qui comprenait environ 2 500 évêques. Là, il a vu le souffle de l’âme et est souvent décrit par le Concile Vatican II comme ” La plus grande bénédiction du XXe cent ans”. Et il a obligé tout son pontificat à le mettre en œuvre et à le mettre en œuvre. Réception “ dans Leglise.

Benoît XVI a également participé en tant qu’expert auprès du cardinal Joseph Frings, alors archevêque de Cologne, et a œuvré dans le même sens.

L’histoire de l’Église nous enseigne que le Concile, parce qu’il est un acte auquel toute l’Église est liée à long terme, exige toujours qu’il soit ” Recevoir “C’est-à-dire connue, comprise et appliquée à la fois dans son inspiration fondamentale, son contenu théologique et ses orientations pastorales. Ce travail d’accueil a passé l’épreuve du temps. Il a fallu plus d’un siècle pour que le premier concile œcuménique, le concile de Nicée (325), soit reçu en Orient et en Occident, avec ses affirmations concernant la divinité de Jésus, véritablement engendré du Père et de même essence. Comme lui, contrairement à ce que je pensais l’hérésie d’Arius.

Si le Concile Vatican II est déjà ” La plus grande bénédiction du XXe cent ans”Devrait Recevoir Pour ce qu’elle est, dans son intégrité, et ne pas en profiter pour faire semblant de croire qu’elle vous permet de faire ce que vous voulez, ou la rejeter en tout ou en partie, arguant qu’elle n’est pas dogmatique, qu’elle va à l’encontre de la tradition , qu’elle est progressive, alors qu’elle n’est en fait que mal appliquée.

Le Concile Vatican II s’est terminé le 8 décembre 1965 et a donc un peu plus de cinquante ans. Il n’est donc pas étonnant que l’Église porte encore aujourd’hui le message intimidant Recevoir. Il faut donc avancer sur la voie tracée par le Concile pour en tirer les fruits par un meilleur intérieur spirituel et une plus grande application pratique.

C’est pour ce travail Réception C’est ce que font nos rabbins, en particulier cette merveilleuse lettre apostolique du pape François : le désir me manque.

Qu’il soit chaleureusement remercié ! Et bénissez le Seigneur !

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