L’uranium importé en Europe et en France provient-il « en grande partie » de Russie, comme l’affirme Yannick Gadot ? – Montage

Le Niger et le Kazakhstan sont les principaux fournisseurs d’uranium naturel de l’Union européenne, devant la Russie.
Question d’Alexandre le 26 juin

“D’après vous, d’où vient l’uranium ? A peu près de Russie, vers l’Europe. Pour nous, il vient aussi d’Ouzbékistan et du Kazakhstan, qui sont des pays sous contrôle russe.a lancé Yannick Gadot au micro de France Inter, le 24 juin, en réponse à la question “Financement de l’énergie nucléaire, financez-vous la Russie ?” Vous nous interrogez sur cette déclaration de l’ancien candidat écologiste à la présidentielle, alors que les sanctions économiques internationales contre la Russie continuent de s’intensifier. Pourtant, si l’embargo sur le gaz et le pétrole russes a longtemps été évoqué par l’Union européenne, alors le sujet de l’approvisionnement en combustible nucléaire n’a pas été beaucoup évoqué dans les échanges.

En 2020, la Russie représentait 6% de la production mondiale d’uranium naturel, loin derrière le Kazakhstan, principal fournisseur du combustible, avec 40,6%, selon les données du dernier rapport de l’Agence européenne d’approvisionnement Euratom (ESA). Sur le site Internet de la fondation se trouve également une liste des principaux fournisseurs d’uranium naturel en Europe. En 2021, le Niger, le Kazakhstan et la Russie étaient les trois plus gros importateurs de l’Union européenne. La Russie occupe la troisième place de ce classement, avec 19,69% du marché européen, derrière le Niger, 24,26%, et le Kazakhstan, 22,99%. Après l’Australie et le Canada. Ces cinq pays producteurs fournissent à eux seuls à l’Europe 96 % de l’uranium naturel.

demandé par vérification L’Agence spatiale européenne détermine que “La part de marché de l’uranium contrôlée par la Russie sera légèrement supérieure.” En 2021, elle l’estime à 21 %. Concernant les conséquences du conflit en Ukraine sur les importations d’uranium naturel, ces Il sera visible dans les numéros de 2022.. Ces chiffres donnent un aperçu de l’origine du carburant. Cependant, chaque pays gère ses propres contrats d’approvisionnement. Ainsi, la République tchèque et la Slovaquie l’ont réapprovisionné auprès de la société russe Rosatom. La Russie occupe donc une place importante dans la chaîne européenne d’approvisionnement en uranium, sans en être le fournisseur “très” La majorité des.

En France : Australie, Kazakhstan et Niger

En France, depuis le début des années 2000, l’uranium utilisé dans les centrales nucléaires est entièrement importé (après une courte période de production en France). appelle le vérification Le ministère de la Transition énergétique constate que l’approvisionnement français est désormais dépendant de “Des sources diversifiées principalement localisées en Australie, au Kazakhstan et au Niger en 2021”, Sans mentionner le détail des quantités importées. Cependant, il précise que Ne dépendez pas de la Russie.

Pour faire fonctionner 56 réacteurs nucléaires répartis sur 18 centrales, l’exploitant EDF a besoin en moyenne d’environ 7 800 tonnes d’uranium naturel chaque année, selon un rapport du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), publié en 2019. appeler avant vérification EDF n’a pas évoqué l’origine de l’uranium utilisé dans ses centrales, il a simplement indiqué que “L’approvisionnement à long terme d’EDF en uranium est assuré par des contrats diversifiés en termes d’origine et de fournisseurs, pouvant durer jusqu’à vingt ans”. Les instructions sont claires, il a de nombreux fournisseurs alors ne le manquez pas.

Le groupe Orano (ex-Areva), qu’EDF utilise principalement pour s’alimenter, se défend également sécurité d’approvisionnement, Grâce à Production et projets sur quatre continents. j’ai vérification L’industrie nucléaire rapporte qu’elle n’a pas “Il n’y a pas d’activité minière ou minière en Russie.” Et donc , “Le conflit en Ukraine n’affecte pas [ses] les activités minières opérationnelles, ni sur [ses] contrats de ventes », déclare le groupe.

Quant à ses sites de production, Orano répond qu’ils sont principalement “Au Canada, au Niger et au Kazakhstan”, et d’autres appartenant à « Des projets en développement dans d’autres pays, comme la Mongolie par exemple ». Si EDF et Orano restent dans l’ambiguïté sur la provenance du combustible exploité en France, le Comité Technique Euratom (CTE) a été saisi par vérification Il donne des données plus précises. Sur les 6 286 tonnes d’uranium importées en France en 2020, près d’un tiers provient du Niger (34,7 %). Le reste vient du Kazakhstan (28,9%), d’Ouzbékistan (26,4%), d’Australie (9,9%). Pourtant, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan entretiennent des relations ambiguës avec son voisin la Russie, même si ces deux pays tentent de prendre leurs distances depuis l’invasion de l’Ukraine.

Enfin, certains pays européens, qui ont des liens étroits avec l’énergie nucléaire russe, ont amorcé une sortie à long terme de cette dépendance. La Finlande a par exemple annoncé début mai la résiliation de son contrat avec Rosatom pour la construction d’un nouveau réacteur dans l’ouest du pays. La République tchèque a exclu les industriels russes et chinois de son appel d’offres pour remplacer ses anciens réacteurs installés à Dukovani dans le centre du pays. Seule la Hongrie maintient la construction de deux réacteurs par le géant nucléaire russe Rosatom.

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