Roland Lisquiere, assuré pour diriger le reconditionnement national

Roland Lescure le dit lui-même, il a effectivement travaillé à Bercy. C’était il y a trente ans, c’était un jeune directeur de l’INSEE, tout juste embauché à la prévision. Il a fait ‘la plus grosse erreur de prédiction’ Le nouveau ministre plénipotentiaire à l’Industrie, lundi 4 juillet, ne s’est pas engagé lors de la cérémonie de passation de pouvoir à Percy. Et pour cause : la bonne croissance du PIB que prévoyaient les économistes du département pour 1993 a été balayée par la stagnation provoquée par une crise du système monétaire européen… “Un souvenir inoubliable.”

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Ainsi, l’ancien chef de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, entré en politique avec Emmanuel Macron en 2017, a rejoint le puissant ministère de l’Économie et des Finances à l’occasion du remaniement ministériel post-législatif, tout en présentant un dossier stratégique pour l’avenir. Depuis cinq ans, la souveraineté industrielle est au cœur des priorités politiques fixées par le chef de l’Etat.

“Le déclin séculaire de l’industrie n’est pas une fatalité”a voulu croire, lundi, Roland Lescure, qui a promis de soigner “Sujets examinés” De la filière, à savoir, les difficultés de recrutement, de formation, de reconditionnement des terrains et les enjeux liés à la transition énergétique. Une façon de créer un ministère se limite souvent à gérer les dossiers de restructuration industrielle, surtout face à un ministre comme Bruno Le Maire. Il devra également veiller à la mise en œuvre des baisses d’impôts sur la production qu’Emmanuel Macron a promises pendant la campagne, destinées en priorité aux entreprises industrielles, alors que la nouvelle composition politique issue des législatives s’annonce moins favorable.

“Nous l’aimons”

Sa nomination a été bien accueillie par les milieux d’affaires, qui le reconnaissent pour son travail à la commission des affaires économiques et comme rapporteur de la loi charte, un texte de 2019 qui vise à moderniser l’économie française et à donner une plus grande dimension sociale au capitalisme tricolore. “Nous l’aimons”Il a rassuré, lundi, un membre du patronat. “Nous sommes heureux de voir que des secteurs clés tels que l’industrie, le commerce ou le numérique sont pris en considération dans ce nouveau gouvernement.”De son côté, Geoffroy Rue de Pizzo, président du Medef, a répondu. Après les élections présidentielles, Emmanuel Macron s’est en effet satisfait de la nomination de deux ministres Percy – Bruno Le Maire et Gabriel Attal au poste de ministre plénipotentiaire au Budget – et a réservé la possibilité de compléter les différents portefeuilles après les législatives, au mécontentement des milieux d’affaires.

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