Pas de vraie parité au gouvernement ? Pannier-Runacher a une explication

Via l’Associated Press

L’argument de Banner Runacher (ici sur le manque de parité au gouvernement est déroutant)

Politique – N’y a-t-il pas assez de femmes aux postes de direction ? C’est une erreur de gauche. C’est en substance la réponse d’Agnès Pannier-Runacher ce mardi 5 juillet lorsque des journalistes de franceinfo l’ont interrogée sur la parité du trompe l’œil pour la nouvelle équipe formée autour d’Elizabeth Bourne.

Certes, l’équipe apparaît équilibrée, composée de 21 hommes et 21 femmes (dont le chef du gouvernement), mais ceux-ci sont surreprésentés aux postes de secrétaire d’Etat. Il est généralement absent de l’emblématique place Emmanuel Macron. Dans le détail, il n’y a que 11 hommes au gouvernement pour 5 femmes ministres à plein temps, au grand dam du Haut Conseil à l’égalité des femmes et des hommes (HCE).

Anomalie d’un PDG qui fait de l’égalité femmes-hommes une priorité ? Interrogée sur ce « pépin », Agnès Pannier-Runacher avance un argument surprenant, Comme vous pouvez le voir ci-dessous…quitte à blâmer le côté NUPES, et au passage, la démocratie.

“SI NUPES…”

“Je l’explique très simplement”, a-t-elle commencé, avant de mettre en avant les partis de gauche : “Si la NUPES n’avait pas demandé, par exemple, d’inviter Brigitte Bourguignon, qui était ministre de la Santé, elle serait avec nous aujourd’hui j’aurais été très heureux.”

Une façon assez maladroite d’expliquer que les ministres tabassés aux législatives – et donc démissionnaires – étaient tous les trois des femmes. Ainsi, le ministre de la Transition énergétique évoque la difficulté de trouver de nouveaux profils prêts à assumer les grands portefeuilles ministériels. Et si vous entrez à gauche, en plus de …

Dans ce contexte, il suffisait que certains dirigeants du NUPES réagissent. C’est un “argument stupide”, pour le député européen et ancien président d’EELV David Cormand ou “lunaire” selon les mots d’Olivier Faure, le chef de file des socialistes, sur les réseaux sociaux.

D’autant qu’Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l’Industrie qui vantait la “magie de l’usine” à l’automne 2021, ne s’est pas arrêtée là dans ses interprétations. Pour elle, la pénurie de femmes à des postes prestigieux au sein du gouvernement est tout à fait logique étant donné que nombre d’entre elles font leurs premiers pas au gouvernement.

“Lorsque vous entrez au gouvernement, vous occupez le poste de ministre des Affaires étrangères ou de vice-ministre, ce qui vous permet ensuite d’assumer davantage de responsabilités”, a-t-elle déclaré, citant son expérience personnelle.

Une règle qui s’applique déjà à Lawrence Boone, Bérenger Couillard ou Patricia Miralles, les neuf ministres des Affaires étrangères arrivés lundi. Mais force est de constater que pas pour Jean-Christophe Combe ou François Brown, deux hommes ont été directement nommés ministre de la Santé et des Solidarités.

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