“Ils n’ont peur de rien”… Moribas se mobilise pour la paix et contre les trafiquants de drogue

Quelques acclamations retentirent sur fond d’accordéon. Alors oui, ils n’étaient qu’une poignée. Environ 150 personnes, dans une zone qui devrait compter plus de 10 000 habitants. Mais ils ont réussi leur pari de s’unir et de marcher “pour la paix” autour de la planche du Gros-Chêne, qui leur manquait terriblement ces derniers temps. La région de Mauripas, frappée par une flambée de violences liées au trafic de drogue, a vu un homme de 28 ans perdre la vie le 13 juin.

Le jeune homme a été poignardé au cœur, et il a sans doute été victime d’un règlement de compte. Avant et après sa mort, des coups de feu ont également retenti dans les rues du quartier populaire. Même des policiers ont essuyé des tirs automatiques alors qu’ils patrouillaient à bicyclette.

“Je suis venu te dire stop”

Mercredi, les habitants avaient de nombreuses raisons de descendre dans la rue pour crier et en avoir marre. Mais tout le monde semblait uni par le même désir. montrer. “Je suis venue ici pour dire stop. Je veux dire que j’aime ma région mais je ne peux plus y vivre dans ces conditions”, explique Awa (prénom changé à sa demande). Mère de deux enfants, elle n’ose plus les laisser faire. jouer seul près de l’école, de peur d’être pris pour cible. » J’ai entendu des coups de feu, je ne suis pas calme. Je ne veux plus la boule dans mon ventre. »

Un peu plus loin, Catherine (le prénom a également changé) est l’une des plus anciennes communes de la région, ayant vécu pendant quarante-six ans. “Mauripas, avant, c’était très bien. Il y a eu des échanges d’aide et des échanges. Aujourd’hui, ça m’attriste de voir toutes ces violences.”

Ces dernières semaines, plusieurs événements dangereux se sont produits au sous-sol. Alors Catherine a décidé de venir marcher avec environ 150 personnes pour “montrer que nous existons”. Elle, comme toutes les personnes que nous avons interrogées, est catégorique. C’est le trafic de drogue qui pollue leur quartier. “Les commerçants ont pris possession de l’immeuble et les enfants suivent. Catherine dénonce qu’ils ont un ‘bedo’ au lieu d’un cerveau. Au passage du petit cortège, les habitants passent la tête par la fenêtre. Certains applaudissent mais peu descendent.”

Cette marche “Pour la Paix” était organisée par quelques habitants du quartier, dont la vice-présidente de Rennes Métropole Priscilla Zammord. Le quartier a également élu une ceinture tricolore sur l’épaule. Toutes les personnes sont touchées par ces actes de violence. Mais ils veulent aussi affirmer leur place dans l’espace public, montrer qu’il y a autre chose à Mauripas que la violence”, explique l’écologiste Marion Denio. Pour résoudre le problème de circulation, l’élu s’appuie sur “le maire, le gouverneur et le procureur général.

“Certaines personnes n’osent pas descendre.”

Alors que la marche passait sous surveillance policière, la plupart des jeunes hommes assis au bas des tours ont disparu. Ils pourraient être de retour très bientôt. Ils n’ont plus peur de rien, pas même de la police. Ils restent ici toute la journée. Certains habitants n’osaient plus descendre de peur d’être dérangés”, témoigne Amina (le prénom a été changé). Elle aussi entendait des bruits de coups de feu qui lui glaçaient le sang. Certains enfants pouvaient tomber dans les rangs de ces Il faut les protéger, et éviter de perturber l’école. »

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