Mathilde Bannot répond à Taha Bouhafs, accusé de violences sexuelles

Mardi, le journaliste Taha Bouhafs a publié une lettre accusant notamment la Fondation des droits de l’homme de ne pas lui permettre de se défendre contre les accusations de violences sexuelles qui ont conduit à son retrait des élections législatives.

“Personne ne peut croire que Clémentine Auten, féministe très engagée, veuille dissimuler des accusations de violences et d’agressions sexuelles”, a estimé mercredi la députée de La France Insomes (LFI) Mathilde Bannot à BFMTV-RMC.

Dans une lettre ouverte publiée mardi, le journaliste Taha Bouhafs, l’heure candidat de LFI aux législatives, a accusé, entre autres, Clémentine Auten de le pousser à dissimuler la véritable raison de son retrait – le rapport “violences sexuelles”. – Et mettre en lumière les agressions racistes dont ont été victimes.

“Nous respectons ce que les femmes demandent”

Mathilde Bano a déclaré : “Nous avons supposé que nous obéissions et respections ce que les femmes demandent. (…) Elles demandaient seulement que Taha Buhafs ne soit pas investie comme candidate.”

Taha Bouhafs a également reproché à La France de ne pas lui avoir permis de se défendre contre les accusations. Mardi, le mouvement politique a argumenté dans un communiqué sur la “préparation secrète” des plaignants, confirmée par Mathilde Bannot sur BFMTV-RMC.

Mathilde Bannot ajoute : “C’est une situation difficile, mais nous avons raison quand des femmes nous demandent de ne pas communiquer en public (…). Ce n’est pas pour cacher des accusations de violences sexuelles.”

“Nous n’avons pas transféré les certificats, c’est vrai”

“Nous avons dit à Taha Bouhafs que nous ne dirons pas publiquement pourquoi il n’a pas été désigné comme candidat, car c’était la volonté des plaignants”, a affirmé le chef du groupe LFI à l’Assemblée nationale.

“Nous supposons que la demande des plaignants est respectée”, a-t-elle déclaré.

Selon elle, “précisément parce que Taha Buhafs a été victime d’attaques racistes répugnantes”, “les plaignants nous ont demandé de ne pas le déclarer publiquement”. Contrairement à ce qu’a déclaré LFI, Taha Bouhafs affirme également qu’il “n’a jamais fait face aux accusations précitées”.

“Nous lui avons dit, mais nous n’avons pas fourni les témoignages et c’est vrai, car nous ne pouvons pas transmettre les témoignages dans un esprit de confidentialité et vous le savez. Il ne suffit pas dans le certificat d’agression sexuelle de rayer uniquement le nom, car on peut connaître les faits, connaître les circonstances, et donc on n’a pas passé les témoignages, c’est vrai’, a avoué Mathilde Bannot.

Article original publié sur BFMTV.com

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