Covid-19 : Fontanet craint un “pic au-dessus d’avril” pour les hospitalisations

Via l’Associated Press

Comme l’a prévenu Arnaud Fontanet, chercheur à l’Institut Pasteur, “le virus est instable et continue d’évoluer”.

CORONAVIRUS – Au vu des derniers chiffres de la pollution, l’épidémie de COVID-19 semble progresser à un rythme moins soutenu en France. Si la saturation hospitalière est jugée “plus d’actualité” lors de la septième vague en France, Arnaud Fontanet note qu’elle “aura un impact sur le système de santé dans les deux prochaines semaines”.

“Il y aura un impact sur les hôpitaux, mais d’abord parce qu’ils ont été fragilisés par deux ans et demi de crise sanitaire et d’absentéisme causé par l’infection parmi le personnel”, explique-t-il dans une interview diffusée dimanche 10 juillet sur Journal du dimanche (JD). Il ajoute : “Le risque de surcharge dans certaines régions, lié au déplacement des vacanciers, ne peut être exclu”, même s’il note une baisse de “la croissance du taux de positivité, notamment en Ile-de-France”. ., première région touchée par la vague BA.5″.

1700 nouvelles entrées par jour autour du 18 juillet ?

Transférant des modèles moyens à l’Institut Pasteur, le chercheur table sur “1700 nouvelles hospitalisations quotidiennes à l’horizon du 18 juillet, contre environ un millier de cas ces jours-ci”, soit “un pic supérieur à celui d’avril”.

Ainsi, Arnaud Fontanet prône un renforcement de la protection autour des plus vulnérables, selon l’âge ou l’état de santé. “Protéger les plus vulnérables, c’est avant tout les inviter, ainsi que leur entourage, à adopter les gestes barrières, à porter un masque, à bien s’aérer et à minimiser les contacts avec eux.”

Il dit également soutenir, à titre personnel, “le retour d’une obligation de port du masque dans le métro ou le train”. “C’est un geste sans engagement, et l’engagement envoie un signal simple et puissant qui indique une propagation intense du virus”, fait-il valoir. Un avis déjà partagé par le “Mister Vaccine” du gouvernement, Alan Fisher.

Nouvelle espèce sous surveillance en Inde

Comment expliquer cette vague ? “Les gens attrapent BA.5 après avoir été infectés par BA.1. Il répond que cela reflète une baisse de l’immunité à distance de l’infection et l’évolution permanente du virus. ” De nouvelles sous-variantes d’Omicron sont sélectionnées au détriment de soi -créé des défenses immunitaires. Ainsi, l’infection ne protège que partiellement contre un composant mineur de la même famille.

Avec l’arrivée de la variante Omicron, la définition de l’immunité s’est précisée : vu le nombre de cas d’infection à nouveau, l’idée d’immunité de masse est désormais abandonnée… au profit “d’une forme d’immunité collective” , ou la population n’empêchera pas le virus de se propager, mais de faire des victimes Le vaccin réduit plus le risque de formes graves de la maladie que le risque de contamination.

Le chercheur a également averti que “le virus est instable et continue d’évoluer”. “Nous assistons à une sélection naturelle des variantes les plus transmissibles qui sont les plus capables de contourner l’immunité. Dans ce jeu, la plus forte remplace la précédente, et ainsi de suite, de la souche Wuhan. Cette amélioration peut se poursuivre car Omicron n’a pas encore exploré la totalité l’étendue de son potentiel », explique-t-il.

Il prévient également qu'”en Inde, la nouvelle variante BA.2.75, nous inquiète”. “Il a un avantage concurrentiel sur BA.2, également présent dans ce pays. Pour l’instant, il est très peu détecté en Europe et nul ne sait comment il se comportera face à BA.5, mais les mutations détectées sur sa surface protéine de spike laissent penser qu’il est candidat pour alicenter une nouvelle vague à l’automne. Pour le moment, les experts indiens estiment qu’il est “trop ​​tôt” pour dire si cette sous-gamme d’Omicron bénéficiera de toutes celles déjà en circulation dans le pays.

La signification des différents indicateurs

Taux d’occurrence: C’est le nombre de cas détectés pour 100 000 habitants. Il est très utile, car il dresse un état des lieux de l’épidémie en temps quasi réel (quelques jours de retard pour l’apparition des symptômes, voire avant qu’elle n’apparaisse chez les cas contacts). Mais cela dépend des capacités de dépistage.

Taux positif: C’est le nombre de tests positifs par rapport au total des tests effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’infection. S’il y a beaucoup de cas dans une zone (taux d’incidence), mais que cela n’est dû qu’à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. Au contraire, s’il augmente, cela signifie qu’un plus grand pourcentage de personnes testées positives, mais surtout, il est probable que le nombre de personnes infectées non testées, qui passent entre les mailles du filet, sera plus nombreux. Or, il est devenu difficile de lire cette dynamique depuis la vulgarisation des autotests, qui ne comptent pas.

Taux d’occupation des lits de réanimation pour les patients Covid-19: C’est un nombre qui a été coché car il permet de voir si les hôpitaux sont capables de gérer le flux de patients. C’est très utile, car il y a peu de risque de biais : cela ne dépend pas de l’examen et l’occupation des ménages est bien signalée aux autorités. Inconvénient : Il existe un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, environ deux à trois semaines.

Admission en réanimation et nouvelle hospitalisation: incontinence moyenne sur 7 jours pour les personnes hospitalisées

mort à l’hôpital: Comme la réanimation, c’est un indicateur assez fiable, mais avec un retard important.

R actif: Cet indicateur représente le « taux de reproduction virale » réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par une maladie infectieuse. Il est calculé par les épidémiologistes et a également un retard important.

Voir aussi The HuffPost : Pourquoi la vaccination au-dessus des années 60 n’est pas nécessaire

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