Covid dans le Tour de France : La peur du virus gagne du terrain chez les coureurs et les équipes

L’abandon du Français Guillaume Martin, qui n’était pas titulaire dimanche 10 juillet, renforce la crainte d’une recrudescence de l’épidémie de Covid au sein des équipes de la Grande Boucle.

Le Covid-19 a provoqué le départ dimanche du Tour de France pour un troisième coureur en deux jours, Guillaume Martin, qui avait terminé l’an dernier la course à la première place française (8). Norman de Cofidis coaching est le premier capitaine d’équipe à être contraint à l’abandon de la course, au lendemain de l’abandon du Norvégien Vigaard Steke Langen (EAU), de son coéquipier jaune Tadig Bojacar, et du Français Geoffrey Bouchard (AG2R Citroën).

Aussi redouté que Tadej Pojacar, le Covid-19 s’est montré plus conservateur que le Slovène jusqu’à samedi. Le coronavirus a été commémoré samedi en mémoire du Peloton du Tour de France au sein de l’équipe Emirates en maillot jaune au milieu de la tension. Les deux premiers pilotes Grand Bucks sont repartis samedi avec un contrôle positif : le Français Geoffrey Bouchard en AG2R et le Norvégien Vigard Steak Langen.

massacre de la tournée suisse

Le même jour, le peloton est revenu sur les routes suisses, il a été le théâtre d’un massacre abandonné de Covid-19 lors du Tour de Suisse du mois dernier. Seuls 76 sujets ont terminé le test, alors qu’ils étaient 152 au départ. Le Tour de France n’a pas encore été présenté mais l’ambiance s’est quelque peu estompée. En quittant Dole, les gros bras de l’administration émiratie ont joué les gardes en poussant journalistes et invités derrière un col, loin du bus de l’équipe, comme si la fête était finie.

Pendant ce temps, le manager du maillot jaune, Mauro Gianetti, dans une discussion approfondie avec les médecins de course, s’est plaint de l’affluence autour du circuit : “Pourquoi y a-t-il autant de monde autour du bus ?” “Nous faisons des tests tous les jours. Toute l’équipe est négative depuis dix jours, y compris hier (vendredi). Mais le matin (samedi), le résultat du test de Langen est revenu positif”, a déclaré le médecin de l’équipe émiratie Adriano Rotunno. Le Norvégien avait “la gorge qui grattait la nuit”, a détaillé son dirigeant, Tadej Pojjakar, lors d’une conférence de presse. « Évidemment, nous sommes inquiets parce qu’il a été en contact avec les coureurs, toute l’équipe », a admis le Dr Adriano Rotunno.

Guillaume Martin a quitté le Tour de France en raison d’un test Covid positif. Le Français de Cofidis met un terme à son incroyable séquence de 362 jours sans le moindre abandon. Il était classé 14e au général avant cette neuvième étape. #TDF2022 pic.twitter.com/H9xmFJ65UV

– Le Gruppetto 10 juillet 2022

Il a souligné que même si les concurrents émiratis occupaient des chambres individuelles et portaient un masque, chacun avait son propre masseur. Cela a été envoyé à la maison de Laengen. “Cela pourrait gâcher la tournée” – le directeur sportif Andre Hauptmann a insisté sur le fait “qu’il est important que toute personne séropositive rentre chez elle”. Même si le protocole Covid, révisé pour l’édition 2022, permet au cas positif asymptomatique de rester en course, sur décision d’un triple collège (équipe, organisateurs, UCI).

“Cela pourrait gâcher la tournée”, s’inquiète Pogacar

Pogacar a refusé Matteo Trentin avant le grand départ, était déjà dans un test positif, et Pogacar a perdu, cette fois en course, un nouvel élément irremplaçable. “C’était le grand gars de l’équipe, et il a décrit le double vainqueur du Tour lors d’une conférence de presse. Il était en pleine forme, il roulait sur le plat, dans les montées, partout. Il était comme un train d’équipe. Ce serait être beaucoup plus difficile sans lui. Malgré tout, je pense qu’on peut contourner sept passagers jusqu’à Paris.

Comme son directeur sportif du matin, Pojjacar a pointé le danger de contamination dans le public. “Tous les jours, en grimpant, il y a beaucoup de gens qui nous applaudissent, nous crient dessus, dit-il. C’est quelque chose que j’aime beaucoup mais ça augmente aussi la possibilité de contracter le virus. J’espère que ça va rester comme ça.” “Covid n’est pas un concurrent mais un facteur qui peut affecter les choses. Il peut gâcher le Tour, faire tomber le Slovène. Mais mes adversaires sont des équipes comme Jumbo et Ineos.”

“Précautions extrêmes” dans Jumbo

Au sein du premier, le rival Jonas Vinggaard (deuxième à 39 secondes du général), une forme de sérénité est restée de mise : “Le Covid a été un sujet d’inquiétude dès le départ. Je n’ai plus peur du ‘avant””, a déclaré le chef de Jumbo Richard. Plug. Et il affirme : “Pour nous, il est impossible d’élever le niveau des précautions, c’est à l’extrême.”

Purificateurs d’air de l’hôtel, et nettoyage des chambres, l’équipe néerlandaise n’a pas baissé sa vigilance par rapport à 2020 et 2021, a-t-il précisé. En effet, la série automobile des directeurs sportifs est montée au créneau sur une moto, Jumbo est l’une des rares équipes dont les coureurs sont habillés masqués et même équipés de tenues FFP2. Un geste rapide aussi, mais il faut dire que le service entraîneur belge est quasiment passé au bloc : trois nouveaux directeurs sportifs ont été appelés pour suppléer les blessés.

Les deux dernières équipes masquées, Astana et Movistar, ont choisi la version chirurgicale pour tous les occupants de la voiture. Signe d’un pic de tension à l’approche de l’explosion prévue dimanche ou lundi soir, lors de la journée de repos avant les Alpes.

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