LREM, RN, LR, PS, EELV… Ces partis n’ont pas fini les élections

Politique – nominations nationales Derrière eux, la pression se situe au sein des différents partis politiques. d’abord. Au Parti socialiste, au sein d’EELV, des Républicains ou dans La République en marche, dont le nom sera bientôt changé en Renaissance, l’automne coïncidera avec les élections internes pour désigner un nouveau chef. A pas feutrés, Guéguerres se prépare.

Le républicain Christian Jacob est le premier à prendre sa retraite le 1er juillet et devrait le remplacer avant 2023. Le timing est sensiblement le même pour Julien Bayot, secrétaire national des Verts, premier secrétaire du PS Olivier Faure, et Rassemblement national de Marine Le Pen. . A LREM, Stanislas Guérini doit être remplacé à la rentrée.

A LR comme à LREM, on est sûr de voir du changement. A l’Assemblée nationale aussi, Marine Le Pen a préféré se consacrer à la présidence. A gauche, la situation est moins claire. Candidats annoncés, intéressés et concours internes, Le Demi Poste Il fait le bilan des guerres de succession à venir.

  • Adieu LREM et Stanislas Guerini

Au sein du parti fondé par Emmanuel Macron, une chose est confirmée : Stanislas Guerini, le ministre de la fonction publique nommé Bourne, ne prendra pas les rênes de la république à la rentrée.

dans une interview à figaro Le 30 juin, il a confirmé que c’était “le bon moment pour remettre la baguette”. À qui? Sans réponse directe, l’actuel délégué général applaudit le “sens politique” de l’eurodéputé Stefan Sigourney qui “fait un travail très important pour façonner les bases du futur parti présidentiel”. Une semaine plus tard, l’intéressé confirmait sa candidature. Il est à ce stade le seul candidat : ​​sur BFMTV le 8 juillet, le ministre des Transports Clément Bonn, dont le nom a circulé, a rejeté l’idée à ce stade.

Les militants LREM seront appelés à voter en septembre, coïncidant avec une modification du statut. L’actuel bureau exécutif de LREM veut refonder le parti pour incarner son expansion, en absorbant le petit parti de Franck Riester Agger et le Parti du progrès dans le territoire d’Olivier Dusupt. selon Parisien, Elle n’a pas été gagnée, surtout par le ministre du Travail.

Si LREM parvient à ses fins, l’alliance ainsi créée s’appellera officiellement “La Renaissance”. L’enjeu pour cette alliance sera énorme : elle devra assurer sa survie sur la scène politique, sachant qu’elle sera refusée à Emmanuel Macron à l’Elysée à partir de 2027.

  • Au RN, la fin de l’ère Le Pen

La page tourne à l’Assemblée nationale. Marine Le Pen, qui détient 88 députés à l’Assemblée nationale, a renoncé à la présidence et pour la première fois de son histoire, un membre de la famille Le Pen ne dirigera plus le parti.

Qui portera le flambeau ? Jordan Bardella, le président par intérim, s’est positionné sur place. Il a déclaré une semaine après les élections législatives : “Je proposerai aux députés de continuer sur la voie qui a été suivie depuis un an maintenant et qui, selon les résultats, fonctionne selon moi assez bien.” Mais il n’est peut-être pas le seul candidat.

Le maire de Perpignan, Louis Elliot, a également été cité. Le 10 juin, “aucune décision” n’a été prise. Mais il a ajouté à propos de RMC, “Si nécessaire, en fonction des lignes politiques qui seront choisies, oui, je peux me présenter comme candidat.” Face à cette éventualité, Jordan Bardella est serein : “S’il y a plusieurs candidats, je trouverai cela sain pour la démocratie au sein du mouvement”, a-t-il déclaré.

  • Les républicains attendent Keyes

Rue de Vaugirard, un nom dans toutes les têtes : Laurent Wauquiez. Christian Jacob a failli le faire chevalier avant son départ. Selon lui, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a “toutes les qualités pour prendre la présidence” des Républicains, ayant déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 : “expérience administrative d’une grande collectivité, expérience ministérielle”. .. « Un tremplin idéal avant 2027 ?

Les choses ne seront pas si simples. Silencieux, pour l’instant, Laurent Wauquiez n’est pas le seul à y penser. Parmi les candidats potentiels, les noms du secrétaire général du parti Aurélien Pradié, Michel Barnier ou Eric Ciotti sont régulièrement cités. Le premier donne sa décision “pendant l’été”, le second “prêt à être utile” quand le dernier dit “non”. A l’heure actuelle, un seul homme a été officiellement relaxé : le maire d’Orléans, et l’ancien député de Wart, Serge Grouard.

D’autres ont encore quelques semaines pour réfléchir. L’élection est prévue “à l’automne, avant la fin de l’année”, selon les mots d’Annie Jenniferd, la présidente républicaine par intérim. Invité de J-Radio, mercredi 6 juillet, l’adjoint de Dobbs a dressé le portrait du leader parfait. A savoir, “le champion 2027 risque de se rassembler, de s’entraîner, et de faire ce genre de synthèse” entre les différentes lignées, Chirackoyan, Sarkozy ou plus à droite. Une perle rare.

  • “Frisson” au Parti socialiste

Oliver Faure a retrouvé le sourire. Se réconciliant avec Jean-Luc Mélenchon, député réélu en Seine-et-Marne, le chef du Parti socialiste respire. Est-il fort parmi les siens pour être candidat à sa succession ? Sur le plateau des “Quatre vérités” le vendredi 8 juillet, il répond “au suspense” par un sourire narquois. “Nous verrons ensuite. Mais je tiens à prolonger ce que j’ai commencé il y a quatre ans.

Gabrielle Seri Hoare, porte-parole du parti, confirme qu’il n’y a pas de candidat annoncé à ce stade. “On sent une tendance, mais tout le monde est encore prudent en ce moment”, nous dit-elle. S’il n’y a pas de noms, « il y a des lignes divergentes » autour d’un point : l’alliance avec la NUPES.

Le courant minoritaire, emmené par Helen Jeffroy, maire de Volks-on-Velene et opposante au NUPES, pourrait tenter sa chance. Le nom de Carol Delga est également dans les esprits, même si la personne en question n’a rien dit sur ses ambitions. Il y a aussi ceux qui remettent en cause les termes de l’accord sans être contre l’alliance avec LFI. “Un certain nombre de personnes veulent faire entendre leur voix sur ce point, et sur la question cruciale du ‘comment ça existe’ pour le Parti socialiste au sein de la NUPES”, a apprécié Gabriel Seri Hoare. “C’est la première fois qu’une telle chose est portée devant le Congrès depuis 2018”, nous souffle-t-il, espérant voir émerger une nouvelle génération, de préférence plus égalitaire.

  • Parmi les greens, grande panne d’électricité

Les Verts devraient aussi changer d’avis. C’est du moins ce que disent leurs règles. En théorie, une conférence devrait être organisée fin 2022 pour élire la nouvelle équipe dirigeante et lui confier les rênes pour un mandat de trois ans. Toujours sur le papier, Julian Bayo, le secrétaire national, adjoint et leader des écologistes de l’association, est censé démissionner. Les lois EELV n’acceptent pas l’arriéré des États. Mais pour l’instant, l’ambiguïté règne… au risque de créer quelques tensions en interne.

“Eva Sass et Jérémy Urdanov ont annoncé leur démission (ndlr) mais ce n’est pas le cas de Sandra Regol et Julian Baio”, explique Alain Colombel, porte-parole des Verts au site spécialisé Reporterie. Pour lui, cela pose “un problème face aux normes légales” et entrave le travail du parti, affirme-t-il dans cet article publié mercredi, et l’actuel secrétaire national est “trop ​​occupé”.

Un signe de cette agacement ? Rares sont ceux d’EELV qui veulent parler de succession et d’élections internes. De son côté, Julien Bayot explique simplement à Reporterre qu’un “groupe de travail” a été “constitué” sur le sujet et qu’il se poursuivra une fois ses “conclusions” rendues.

Dans ce contexte, le meilleur résumé de la situation est sans doute Sandrine Russo, seule PDG du mouvement disponible pour répondre à ces questions ce week-end : “Rien n’est décidé, pas de chemin d’histoire, on ne sait rien. Les Verts dans toute leur splendeur.”

Voir aussi sur Le HuffPost : Des députés RN, des députés comme les autres ? Nous avons demandé à leurs collègues

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