Entre flambée des prix de l’immobilier et règles de l’endettement, 30% des dossiers ne passent plus

Dans son dernier observatoire, Meilleurtaux s’inquiète de l’accumulation de phénomènes qui empêchent les particuliers de réaliser leurs projets immobiliers.

Les prix sont le sujet brûlant du moment. “Depuis fin février et début mars, ils montent à une vitesse incroyable”, note Miliorto dans son dernier observatoire. Maël Bernier, directeur de la communication et porte-parole du courtier, explique, mais surtout limite cette hausse brutale : « On assiste actuellement à un retour aux niveaux de 2017, donc les taux sont encore très bas en soi. deux ans avec des taux C’était autour de 1%, et même moins, il est vrai que la remontée des taux dans quelques mois, pour atteindre près de 2% aujourd’hui, inquiète quelque peu les emprunteurs. 5% c’est quand même une situation très confortable.”

Certes, les taux sont toujours inférieurs à l’inflation, mais cette hausse fragilise encore le pouvoir d’achat immobilier des familles. Certains n’arrivent plus à trouver de financement. Ainsi Miliorto note une diminution du nombre d’affaires répondant aux critères d’endettement. Le courtier précise qu’en janvier 2021, à taux de temps, 71% des dossiers étaient sous la barre des 35% d’endettement, et sont donc éligibles. “Un an et demi plus tard, en juin 2022, le nombre de dossiers pouvant être financés a chuté de façon spectaculaire. Seuls 59% des dossiers sont en dessous de la barre critique des 35%. Actuellement, nous avons plus de 10% des dossiers dans un ‘ zone critique” et près de 30 % Totalement infinançable. »

Taux d’usure des haches

Evidemment, les taux d’usure préviennent encore un peu plus les coils. A compter du 7 juillet 2022, pour les prêts de moins de 20 ans, le taux est de 2,60 %. Les prêts égaux ou supérieurs à 20 ans sont de 2,57 %.

“Actuellement, le taux d’usure bannit la majorité des nouveaux emprunteurs, quel que soit leur profil, car les taux montent vite. Celui qui a dit que la hausse des taux est rapide, dit que le taux d’usure est arrivé plus vite. C’est un dispositif d’encaissement préventif qui a devenir une exclusion pure et simple », selon Maille Bernier.

Le courtier donne l’exemple d’un couple de 42 ans, aux revenus mensuels nets de 3 500 €, qui empruntera 220 000 € sur 20 ans au taux de 1,85 % hors assurance, avec 100 % de parts assurées sur la femme et 50 % sur l’homme, l’assurance emprunteur à 0,40 % Caution 2 260 €, taux d’intérêt annuel de 3,04 %. Le taux d’usure a été dépassé, et donc la bobine a été inévitablement rejetée. soit un célibataire âgé de 30 ans, disposant de revenus mensuels nets de 2 500 €, qui empruntera 150 000 € sur 25 ans au taux de 2 % hors assurance, avec une assurance à 100 %, une assurance emprunteur à 0,27 % et une caution de € 1 700, taux TAEG C’est un total de 2,59 %. Le taux d’usure est également dépassé dans ce cas, la bobine ne passe pas.

Mile Bernier conclut : “S’il y a une hausse des taux d’intérêt, c’est quand même très intéressant pour les emprunteurs de se financer à crédit, même à 2% en terme d’inflation ! Or, il y a aujourd’hui une menace importante sur la finançabilité de l’immobilier”. projets en raison de diverses restrictions réglementaires On voit de plus en plus de dossiers bloqués, qui représentent aujourd’hui un tiers des bons. Le contexte géopolitique pèse encore sur la situation, il est donc important d’être prudent. Enfin, il faut être très clair, on va inexorablement vers une impasse totale, sinon vers l’usure réformiste, et les demandes rejetées continueront de s’accumuler, sans solution d’appoint pour les Français qui rêvent de “se lancer dans l’immobilier”.

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