Il semblerait que le pic de la septième vague soit passé en France

Le pic de la septième vague d’infections au Covid-19 semble passé en France. Pendant trois jours, le taux d’infection a diminué, atteignant le niveau de 130 680 nouveaux cas par jour en moyenne. Il faudra encore quelques jours pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un plateau ou d’une interruption des inondations, mais les épidémiologistes sont optimistes. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique – qui devrait cesser ses activités le 31 juillet – avait initialement prévu ce pic pour “Fin juin, début juillet”puis à “Fin juillet”. La vérité est enfin au milieu de la route.

Nous observons depuis plusieurs jours un ralentissement progressif du nombre de nouveaux cas.Pascal Crepi, enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistique à l’École des hautes études en santé publique de Rennes. Ce ralentissement se produit également avec un décalage d’une semaine avec le début des vacances scolaires ; Cependant, nous savons que les vacances ont un effet freinant sur la dynamique de la pandémie. » Le revers de la médaille de cet avantage que les vacances donnent est qu’elles ont tendance à désactiver les pointeurs, car les gens adoptent d’autres comportements. Plus de déplacements, moins de recours aux tests, et donc une vision un peu biaisée de la pandémie, qui devrait inciter à la prudence.

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Mais le cas de l’Ile-de-France confirme cette tendance. Dans cette région, où la vague de pollution a commencé plus tôt et plus fort que dans le reste du pays, le recul a pris quelques jours d’avance. Malgré un pic plus élevé, son incidence est en effet passée sous le niveau national, pour la première fois depuis fin mai.

1500 entrées par jour

Cependant, il faut bien comprendre que le pic est le moment où le virus se propage le plus lors d’une vague. La pollution est toujours très élevée. Avec plus de 123.300 cas par jour, alerte Pascal Crepi. Même si le pic de pollution semble passé, c’est encore loin d’être le cas pour les hospitalisations, qui traduisent généralement les effets de la baisse avec un décalage de dix à quinze jours. “Ce pic d’hospitalisation sera une vraie confirmation du recul de la vague, car c’est un indicateur que le problème d’examen n’est pas perturbé”ajoute l’épidémiologiste.

Le nombre d’admissions à l’hôpital continue d’augmenter à un rythme rapide, près de 1 500 par jour, soit une augmentation de 27 % par rapport à la semaine précédente. Même tendance pour les admissions en réanimation (132 par jour, +32% en 1 semaine). Les caractéristiques des personnes en réanimation ne sont pas différentes : c’est cette tranche d’âge de 80 à 89 ans qui est la plus concernée. Les mêmes qui se sont révélés les plus vulnérables aux fortes canicules susceptibles de ponctuer l’été.

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