ce drame qui l’avait plongé dans une profonde dépression

Michel Galabru est mort peu après sa femme : ce drame qui l’avait plongé dans la dépression (Photo by Frederic SOULOY/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce vendredi 5 août 2022, M6 diffuse “Le gendarme se marie”. Un film culte avec Louis de Funès et l’inoubliable Michel Galabru. Décédé le 4 janvier 2016, l’acteur, dans les derniers instants de sa vie, a traversé une douloureuse dépression provoquée par la disparition de sa femme, Claude.

Son personnage, sa voix tonitruante et sa puissance comique en ont fait l’un des acteurs français les plus appréciés. Six ans après sa mort, Michel Galabru occupe toujours une place de choix dans le cœur du grand public, mais aussi évidemment dans celui de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer en coulisses. Car côté vie privée, Michel Galabru était un mari et un père comblé, qui n’a pu supporter le chagrin qu’un temps…

Le début d’une histoire d’amour secrète

Michel Galabru s’est marié une première fois avec Anne Jacquot, avec qui il a eu deux fils, Jean et Philippe. Ce n’est que dans les années 1970 qu’il fait une rencontre qui va changer le cours de sa vie sentimentale. Celle de Claude, ancien juge d’instruction. Leurs chemins se croisent sur le tournage du film “La honte de la famille”, tandis que Claude accompagne sa tante, Micheline Dax. Ensemble, ils auront une fille, Emmanuelle. Mais avant sa naissance, au moment de la rencontre fatidique, Michel Galabru, aussi charmé soit-il, est toujours marié à Anne Jacquot. Cette nouvelle histoire d’amour devient secrète.

“Il était marié. Et il avait deux fils, Jean et Philippe, qu’il aimait. Mais le destin a voulu que mes parents tombent amoureux. Une passion plus forte qu’eux. Pendant longtemps, plus de dix ans, ils ont vu en secret, comme des collégiens”, avait confié Emmanuelle dans les colonnes de Paris Match.

Et d’en dire plus sur sa mère et les craintes qu’elle avait ressenties au moment de cette idylle passée sous silence : « Elle était avocate au barreau de Paris. Puis elle est devenue juge d’instruction à Sens et Nanterre. magistrats instructeurs, elle travaille avec Robert Badinter avant de devenir secrétaire générale de la Cour d’appel de Paris puis de la Cour de cassation.Elisabeth Guigou, garde des sceaux, lui confie la communication et les relations avec la presse du ministère de la Justice “. Elle a ensuite poursuivi sa carrière au tribunal de Paris. Et la ministre elle-même lui a remis la Légion d’honneur. Il menait une double vie et maman ne voulait pas que tout le ministère de la Justice sache qu’elle sortait avec Michel Galabru. Jusqu’au jour où il a osé de vivre ouvertement avec ma mère. Il n’obtint le divorce, pour rupture de la vie commune, que dix ans plus tard.

“Tu ne peux pas comprendre à quel point j’aimais cette femme”

Quarante ans de bonheur suivirent. Michel Galabru et Claude ne se sont plus quittés. Et l’acteur était là jusqu’au dernier souffle de sa beauté. Le 13 août 2015, il annonce le décès de sa femme des suites de la maladie de Parkinson. “Ma pauvre femme est décédée des suites d’une atroce maladie…”, a-t-il déclaré dans une interview à Nice Matin, écrasé par la douleur. Alors âgé de 92 ans, Michel Galabru semblait plus que jamais affaibli par ce drame, ravagé par un deuil impossible et les mois qui ont précédé la mort de sa femme. “On s’y attendait évidemment parce que c’est une maladie qui ne pardonne pas… Je ne souhaite cette maladie de Parkinson à personne. Sur le moment, on ne voit pas de quoi s’inquiéter. Et puis quand ça commence à se développer, c’est affreux (…) C’est comme Alzheimer. Des choses qui ne devraient pas exister”.

A cette époque, Michel Galabru avait un temps tenté de tromper la douleur en jouant sur les planches dans la pièce “Jofroi”. Un choix qu’il expliquait avec émotion : “Qu’est-ce que tu veux, c’est un moment de pause dans la souffrance. Cela permet de ne pas trop réfléchir pendant que tu joues. Que veux-tu.. Tout est programmé. Tu ne peux rien faire.” . Nous sommes prédestinés. C’est dans le sens où s’il y a un dieu, on ne peut pas dire qu’il est gentil…”

Mais la douleur était insupportable. Près de six mois après la mort de Claude, Michel Galabru a tiré sa révérence à 93 ans. Dans les colonnes de Paris Match, sa fille Emmanuelle est revenue sur ses derniers instants teintés par le manque de sa femme : “Papa est parti le jour de l’anniversaire de maman, mais six mois après elle, comme s’il lui faisait le cadeau de la rejoindre ce jour-là pour lui donner la place qu’il n’avait pas osé lui donner de son vivant.” Et de poursuivre en révélant la réaction déchirante de son père à l’annonce de la mort de Claude : “Il a fondu en larmes, avant de déclarer : ‘Tu ne peux pas comprendre à quel point j’aimais cette femme’.” Les six mois qui ont suivi, Michel Galabru, épuisé, n’a cessé de répéter la même phrase : “Je veux être avec elle”…

VIDEO – Le policier se marie

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