la triste histoire de son fils aîné Daniel, né de son premier mariage

Louis de Funès : la triste histoire de son fils aîné Daniel, né de son premier mariage (Photo by Patrice PICOT/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce vendredi 5 août 2022, M6 diffuse un classique : “Le gendarme va se marier”. Un film culte avec l’irremplaçable, inoubliable, incorrigible Louis de Funès. Si l’acteur nous a quittés il y a maintenant plusieurs années, ses proches continuent d’entretenir sa mémoire. Notamment en dévoilant certains aspects de sa personnalité jusqu’alors méconnus du grand public. Comme son rôle de père, qui n’a pas toujours été facile à gérer…

Le 27 janvier 1983, terrassé par une crise cardiaque, Louis de Funès tire sa révérence. La France perd alors l’un de ses meilleurs ambassadeurs, un acteur hors pair à la filmographie vertigineuse tant elle est flamboyante. Louis de Funès, l’acteur préféré des Français au pouvoir comique encore inégalé, même des années après sa mort. Mais derrière le succès et les costumes se cachaient un homme au caractère bien trempé, et un père pris entre deux feux…

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Un fils tenu à l’écart pendant des années

Avec sa femme Jeanne, Louis de Funès a eu deux garçons : Patrick, né en 1944 et Olivier, né en 1949. Cette histoire, tout le monde, ou presque, la connaît bien. Mais ce que le public a longtemps ignoré, c’est l’histoire du fils aîné de l’acteur, Daniel, né de son histoire d’amour avec sa première femme, Germaine Carroyer. Né en 1937, il n’avait que deux ans lorsque ses parents se sont séparés après seulement trois ans de mariage. Louis de Funès part vivre ses rêves de grand écran, mère et fils restent ensemble. Lorsqu’il se remarie avec Jeanne, les tensions montent. En 2011, dans son livre “Louis de Funès, L’oscar du cinéma”, Daniel revient sur son enfance pas comme les autres, et sur ce père souvent absent. “Il habitait pas loin de notre appartement. Et un jour, en passant devant chez nous, il a levé la tête alors que j’étais sur le balcon. Il est monté” a-t-il détaillé dans les colonnes de Gala.

“Louis est venu me voir en cachette. Il m’a amené des tourne-disques pour écouter du jazz. Sans jamais avoir pris de cours, c’était un pianiste hors pair, un excellent danseur et un habile dessinateur. Il m’a probablement donné ce côté artiste.” Une relation complice… mais presque secrète. Hors de question qu’on en sache plus sur ce premier enfant, l’aîné de tous. A tel point qu’en 1983, alors que son père rendait son dernier souffle, Daniel de Funès apprit la terrible nouvelle… à la radio. “Je n’ai pas été prévenu ni invité à l’enterrement. Ça m’a fait mal ! Louis ne m’a rien laissé. Ce n’est pas grave ! J’ai quand même réussi à mener la vie que je voulais”, a-t-il confié à Gala, tout en précisant qu’il n’avait jamais vu son encore deux demi-frères Olivier et Patrick. Daniel de Funès est décédé le 23 janvier 2017 à l’âge de 79 ans.

Un papa “très autoritaire”

Quant aux deux autres fils de Louis de Funès, leur enfance fut bien différente. En 2013, c’était dans un livre intitulé “Ne parlez pas trop de moi, les enfants !” que Patrick et Olivier de Funès ont raconté leurs souvenirs avec leur célèbre papa. Avec leur mère, Jeanne, et l’acteur, ils vivent au rythme de la vie flamboyante de l’acteur, qui trouve toujours le temps de veiller sur ses fils. “C’était un père très autoritaire, très présent. Trop, même. Il s’ennuyait. Il se mêlait de tout, suivait de près mes études de médecine”, racontait Patrick de Funès dans les colonnes du Parisien.

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En Olivier, son fils cadet, Louis de Funès vit une carrière sur grand écran, comme la sienne. Et tous les moyens étaient bons pour arriver à ses fins. En 1970, dans le film de Serge Korber, “The Orchestra Man”, il n’hésite pas à ajouter une scène de batterie pour que son fils, qui sait en jouer, apparaisse à l’écran. Au total, Olivier tournera six films aux côtés de son père. Mais son bonheur est dans une carrière de pilote de ligne qu’il trouvera quelques années plus tard. Au Parisien, Patrick et Olivier étaient ainsi revenus sur le vrai Louis de Funès, celui qui était politiquement “très à droite” : “S’il s’entendait très bien avec Bourvil, il n’aimait ni Yves Montand ni ses positions”. Sur La Folie des grandeurs, son grand bonheur était de dîner avec Gérard Oury… sans Yves Montand.”

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