A Gaza, le regain de tension entre Israël et le Jihad islamique fait craindre une escalade

Une fois de plus, Gaza semble sur le point de se transformer en guerre. Comme à leur habitude, la médiation égyptienne et qatarie travaille en coulisses avec le soutien des Nations unies pour éviter le pire. Le porte-parole militaire israélien Ran Kochav a déclaré qu’Israël ne négociait pas de cessez-le-feu pour le moment.

À l’aube du vendredi 5 août, l’armée israélienne a attaqué l’enclave, ciblant spécifiquement un immeuble dans un quartier résidentiel du centre de la ville de Gaza. Ces frappes, suivies d’autres missiles quelques heures plus tard puis de bombardements de nuit, ont tué Taysir al-Jabari.Et le Le commandant des Brigades Al-Quds, la branche armée du Jihad islamique, qui, avec le Hamas, contrôle la bande de Gaza.

D’autres militants de cette organisation proche de l’Iran auraient également pu être tués, mais aussi des civils, dont une fillette de 5 ans. Le ministère palestinien de la Santé a signalé que 10 personnes avaient été tuées et 75 blessées. L’armée israélienne annonce avoir détruit des ateliers de fabrication d’armes, des lance-roquettes et des points d’observation du Jihad islamique. L’État juif affirme avoir agi pour empêcher une attaque de l’État islamique. Vendredi et samedi soir, l’armée israélienne a arrêté 19 membres du mouvement en Cisjordanie occupée. Selon le porte-parole de Tsahal, Israël prévoit une opération censée durer une semaine.

Le pari risqué d’Israël

La réponse a été rapide : à partir de 21 heures, le Jihad islamique a lancé plus de 160 roquettes sur Israël, dont certaines ont atteint Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, sans faire de victimes ni de blessés. L’ennemi sioniste a pris la tête de cette agression et devrait s’attendre à une guerre sans capitulationLe secrétaire général du Mouvement islamique Ziyad al-Nakhala, dans une interview accordée à la chaîne libanaise pro-Hezbollah al-Mayadeen, a lancé depuis Téhéran. Nous n’avons pas de lignes rouges. »

Ainsi, près de 2,3 millions de Gazaouis, privés d’électricité dans la chaleur humide de l’été, ont passé la nuit confinés dans des immeubles surpeuplés, se préparant au pire. Auparavant, de longues files d’attente se formaient le vendredi soir devant les boulangeries et les commerces. Les Palestiniens sont encore traumatisés par l’intensité des bombardements de la précédente guerre, en mai 2021, qui ont fait 260 morts côté palestinien et 13 blessés côté israélien, et les Palestiniens n’ont plus d’endroit où se réfugier dans l’étouffement enclave sous siège israélien. Égyptien depuis plus de quinze ans.

Il vous reste 70,34% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Leave a Reply

Your email address will not be published.