Au Nicaragua, l’Église catholique locale a été accusée d'”incitation à la haine” par la police

Les relations entre l’autorité nicaraguayenne et l’Église catholique locale étaient tendues. Vendredi 5 août, la police nicaraguayenne a annoncé avoir ouvert une enquête sur “actes criminels”Et le dénoncé « Créer une situation (…) sous les auspices de l’évêque de Matagalpa”piégé depuis jeudi dans son évêque par la police.

Dans un communiqué, les autorités policières accusent “Pouvoirs supérieurs de l’Église catholique du diocèse de Matagalpa”Dirigé par l’évêque MGramme Rolando José Alvarez Lagos, de Une tentative d’organiser des groupes violents et de les inciter à commettre des actes de haine contre la population.

La “Procédures” pour l’église “Dans le but de déstabiliser l’État du Nicaragua et d’attaquer les autorités constitutionnelles”Le communiqué de presse de la police confirme qu’il a « Ouvrir une enquête pour déterminer la responsabilité pénale des personnes impliquées dans ces actes criminels ».

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“Un chat ne s’en tire pas comme ça”

MGramme Rolando Alvarez, critique du gouvernement du président Daniel Ortega, a célébré vendredi une messe diffusée par son évêque sur les réseaux sociaux en direct de son évêque Matagalpa, à 130 kilomètres au nord-est de la capitale, Managua. police anti-émeutes Continuez à bloquer la rue. de l’épiscopalisme, dénoncé dans ce billet. La porte principale et le garage sont également fermés. Par la police, l’évêque de 55 ans, qui depuis jeudi s’est vu refuser l’accès à sa cathédrale, se trouve à quatre rues de là. “Nous sommes dans l’épiscopat. Personne ne peut sortir ni entrer”a décrit à l’agence de presse française (AFP) l’un des prêtres retranché avec M. Alvarez.

“Ceux qui font l’objet d’une enquête resteront chez eux.”Il identifie également les policiers qui, depuis jeudi, ont empêché l’évêque et les prêtres qui l’accompagnaient de quitter le siège épiscopal. MGramme Alvarez avait appelé jeudi au respect ” Liberté “ Des religieux après la fermeture de plusieurs radios catholiques par les autorités et dénoncés “Provocation” policier.

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Le député Wilfredo Navarro du parti de Daniel Ortega a dénoncé vendredi les sandinistes “une attitude provocatrice” Évêque de Matagalpa. « [Rolando Alvarez] incite à la violence (…) Il l’a déjà fait en 2018. Rappelez-vous, il a mené la tentative de coup d’État avec d’autres prêtres [contre Daniel Ortega] qui a causé tant de souffrances et de larmes au Nicaragua.Le député a déclaré dans un article publié sur le site de la chaîne de télévision publique Kanal 4. “Un chat ne s’en tire pas comme ça”M a prévenu. Navarro.

L’Union européenne condamne la fermeture de nombreuses radios catholiques

Un homme regarde la messe de Mgr Rolando Alvarez via Facebook à Matagalpa, au Nicaragua, le 5 août 2022.

“Nous soutenons les religieux, comme Rolando Alvarez, qui avec dignité, cohésion et courage résistent à la persécution du gouvernement Ortega”Le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh) a déclaré sur Twitter.

L’Union européenne a condamné jeudi la fermeture ” virtuelle “ Cette semaine de plusieurs stations de radio catholiques nicaraguayennes ainsi que l’utilisation « Inédit » Des violences depuis 2018 pour intimider les opposants au gouvernement.

Les relations entre l’Église catholique et le gouvernement de M. Ortega sont tendues depuis 2018, lorsque des manifestants appelant à la démission du président nicaraguayen se sont réfugiés dans des églises. Le président Ortega a accusé l’Église catholique de complicité dans la tentative de coup d’État orchestrée par Washington. La crise a même conduit à l’expulsion du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) M.Gramme La journée d’été de Valdemar.

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Daniel Ortega, un ex-combattant sandiniste de 76 ans, a été réélu en novembre 2021 pour un quatrième mandat présidentiel consécutif, lors d’un scrutin qui a raté tous ses adversaires potentiels, après qu’ils aient été soit arrêtés, soit contraints à l’exil.

Les manifestations réclamant sa démission ont été réprimées dans le sang en 2018, avec au moins 355 morts, des centaines de milliers d’emprisonnements et des dizaines de milliers d’exilés, selon la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

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Le monde avec l’AFP

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