Cac 40 : Après les chiffres de l’emploi US, la Bourse de Paris parie sur une nouvelle hausse des taux de la Fed

(BFM Bourse) – La Bourse de Paris a terminé cette semaine en baisse de 0,6%, réagissant au rebond inattendu des créations d’emplois aux Etats-Unis. L’excellente santé du marché du travail outre-Atlantique augure d’une position encore plus stricte de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt. Malgré tout, le CAC 40 affiche une performance positive sur une base hebdomadaire.

En temps normal, une amélioration du marché du travail aux États-Unis aurait été la bienvenue. Mais les opérateurs étaient échaudés par le grand rendez-vous du jour, ils étaient tout de même convaincus de la modération de la Fed dans la conduite de sa politique monétaire. Les espoirs sont presque déçus, les investisseurs s’attendant maintenant à une autre hausse des taux de trois quarts de point de pourcentage lors de la réunion de septembre.

Le CAC 40 clôture cette dernière séance de la semaine en baisse de 0,63% à 6.472,35 points après avoir perdu près de 1% en réaction à ce rapport sur l’emploi (-0,95% à 6.449,72 points au plus bas de la journée). En rythme hebdomadaire, le bilan est positif, la cote parisienne poursuit une cinquième semaine dans le vert (+0,37%).

Un marché du travail américain porteur

La santé du marché du travail dans la plus grande économie du monde semble bonne. Il a créé 528 000 créations d’emplois en juillet, là où les analystes tablaient sur 250 000 nouvelles embauches. Le solde de juin a également été révisé à 398 000 contre 372 000 précédemment estimés. De son côté, le taux de chômage a baissé de 0,1 point à 3,5%, revenant à un niveau d’avant la pandémie. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,5 % sur un mois, soit une hausse du salaire horaire de 5,2 % sur un an en raison de la pénurie de main-d’œuvre. L’inflation semble se confirmer, ce qui devrait pousser la Fed à poursuivre son mouvement de normalisation monétaire si l’inflation ne retombe pas. A ce sujet, la déclaration de Loretta Mester du bureau de la Réserve fédérale à Cleveland ne laisse planer aucun doute sur la position privilégiée par les responsables de la Fed. Cela indique qu’une pause dans les hausses de taux pourrait n’intervenir qu’au second semestre 2023.

Selon les calculs des contrats à terme du CME Group, la probabilité d’une nouvelle hausse des taux de 0,75 % en septembre est estimée à près de 70 % contre 34 % la veille. Les attentes d’un prochain resserrement monétaire se sont également reflétées sur les marchés obligataires. Le rendement de l’obligation américaine à 10 ans s’est établi à 2,858 %, tandis que celui de l’obligation à 2 ans a bondi à 3,252 %.

Sensible à la hausse des taux, Teleperformance perd 6,25% vendredi à la clôture. En revanche, les banques tirent leur épingle du jeu comme Crédit Agricole (+2%), BNP Paribas (+1,1%), Axa (+1,5%) tandis que Société Générale affiche un gain symbolique de 0,02%.

Publicis perd 2,6% dans le sillage du géant britannique de la publicité WPP dont les résultats semestriels ont été sanctionnés à Londres.

Rothschild & Co a limité ses pertes à 5,2%, l’établissement financier a vu ses bénéfices chuter fortement au premier semestre, son activité d’investissement et sa dette privée ayant pesé sur les comptes.

Bien qu’ils aient augmenté vendredi, les prix du pétrole se négocient toujours aux niveaux d’avant l’invasion russe par crainte d’un ralentissement de l’économie mondiale. Le baril de Brent progressait de 1,8% à 95,79 dollars tandis que le WTI gagnait 1,7% à 89,59 dollars.

Sabrina Sadgui – ©2022 BFM Bourse

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