Face à la sécheresse et à l’inconscience des randonneurs du Mont-Blanc, une décision radicale du maire

OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP Un athlète court le marathon du Mont Blanc de 42 km à Chamonix, dans le sud-est de la France, le 26 juin 2022. (Photo par OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

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Face à la sécheresse et à l’inconscience des randonneurs du Mont-Blanc, une décision radicale du maire

VACANCES – Deux refuges permettant l’ascension du Mont-Blanc ont été fermés en raison de la « danger de mort » représenté par de nombreuses chutes de pierres dues à la sécheresse, a annoncé vendredi le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie).

“Aujourd’hui, on voit des alpinistes à longueur de journée qui vont dans le massif, en permanence, comme si on était à Disneyland ou au Parc Astérix”s’indigne auprès de l’AFP Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais, commune au sommet du Mont-Blanc.

“Ils s’en foutent, ils s’en foutent de nous, les gendarmes, et c’est pour ça qu’on a décidé de fermer les refuges du Goûter (120 places) et de Tête rousse (74 places) ainsi que le camp de base qui autorise entre 40 et 50 campings »détaille le maire, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Peillex entend ainsi “montrer qu’il n’y a plus de logement” à la hausse de “Toit de l’Europe”. “Même si nous avions déconseillé l’ascension, (jeudi) soir, 79 personnes étaient au refuge (du Goûter)”il ajouta.

“Nous nous dirigeons vers une catastrophe”

Cette décision a été prise en raison du danger que représente l’ascension du Mont-Blanc depuis plusieurs semaines compte tenu de la sécheresse, de la période de canicule et des lourds éboulements que cela occasionne, selon le maire de la commune de 5.700 habitants.

Leur nombre croissant est un indicateur du changement climatique. “Nous nous dirigeons vers une catastrophe”alerter le conseiller municipal, et “Passer par le Couloir du Goûter représente un réel danger de mort”, il insiste. Alors que l’ascension est découragée depuis la mi-juillet, ” de nombreux “ les alpinistes ignorent les recommandations et se dirigent quand même vers le plus haut sommet d’Europe occidentale.

En accord avec les gardiens des refuges, le président des guides de Saint-Gervais et la préfecture, cette mesure sera en vigueur jusqu’au “les conditions reviennent à la normale”. “Mais avec la météo d’aujourd’hui, on sait que ce ne sera pas avant début septembre”conclut le maire Saint-Gervolain.

Mercredi, Jean-Marc Peillex a annoncé son intention d’exiger une caution de 15 000 euros aux alpinistes qui vont à l’encontre des préconisations, basée sur le coût moyen d’une opération de secours en montagne et les tarifs pratiqués par les pompes funèbres, bien qu’il n’ait aucun moyen légal en faire la demande.

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