La plainte pour harcèlement sexuel de Marion Sicot contre son ancien manager classée sans suite

Le procureur de la République de Montargis (Loiret), Loïc Abrial, l’a annoncé vendredi 5 août. La plainte pour harcèlement sexuel de Marion Sicot contre son ancien manager, le Belge Marc Bracke, a été classée sans suite.

“Il s’agit d’un non-lieu pour délit insuffisamment caractérisé. Il n’y a aucune intention de harcèlement sexuel de la part de Marc Bracke”, a-t-il déclaré à l’AFP. A l’origine de cette plainte, des photos en sous-vêtements que le manager belge de l’équipe sportive Doltcini-Van Eyck a demandé à la coureuse de contrôler son poids. “Il peut y avoir eu un malentendu lié à une maîtrise limitée de l’anglais [de la part de Marc Bracke]dit le magistrat.

La plainte est liée à une affaire de dopage. Testé positif à l’EPO le Le 27 juin 2019, Marion Sicot avait clamé son innocence pendant huit mois. Pourtant, le 8 mars 2020, dans le “Stade 2”, l’Orléanaise a reconnu s’être injectée de l’EPO trois jours avant une course, assurant vouloir réaliser une performance qui lui permettrait de regagner la confiance de son manager. Elle a affirmé avoir été licenciée de son équipe au printemps 2019 après avoir cessé d’envoyer à Marc Bracke des photos d’elle-même en sous-vêtements. Elle a détaillé sa version des événements dans un livre intitulé Harcelé, dopé mais de retour !.

En janvier 2021, le coureur français avait été suspendu pour deux ans par la commission des sanctions de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Cette commission indépendante a confirmé le harcèlement sexuel pour alléger la suspension. Pour sa part, lea Commission disciplinaire de l’Union cycliste internationale (UCI) a pris la décision, en juin 2021, de suspendre l’ancien dirigeant pour trois ans pour faits de harcèlement sexuel, sans l’avoir entendu.

La coureuse souhaitait reprendre la compétition en 2022, comme elle l’avait confié à franceinfo : sport en mars 2021. Mais en mars 2022, après un recours formé par l’AFLD, le Conseil d’Etat a jugé qu’il n’y avait pas de circonstances atténuantes, et a décidé de porter la suspension du cycliste à quatre ans. Marion Sicot devra attendre mars 2024 pour reprendre le guidon.

La sportive de 30 ans devra à nouveau faire face à la justice, mais cette fois en tant qu’accusée. La dirigeante belge a en effet porté plainte contre elle pour diffamation. L’audience est prévue le 14 septembre devant le tribunal de Montargis.

Leave a Reply

Your email address will not be published.