Le béluga perdu dans la Seine est désormais dans une écluse, et refuse de se nourrir

Le béluga, repéré mardi dans la Seine, est entré vendredi 5 août dans une écluse à 70 km de Paris. Cette situation représente un “risque de stress supplémentaire” pour ce cétacé, explique le président de l’ONG Sea Shepherd, Lamya Essemlali. L’écluse de Notre-Dame de la Garenne, près de Vernon, est désormais fermée et interdite à la navigation jusqu’à nouvel ordre, selon la préfecture de l’Eure.

Lamya Essemlali a déploré que “Les tentatives de se nourrir dans la rivière n’ont jusqu’à présent pas intéressé le béluga” mais qu’il reste un espoir que “c’est différent dans la serrure”. Si le cétacé “ne réagissez pas positivement, ça va devenir compliqué”, a-t-elle poursuivi en citant des vétérinaires spécialisés dans cette espèce protégée, qui vit habituellement dans les eaux froides. “Il faut agir vite, son état de maigreur étant très avancé, et le sortir de l’eau pour lui prodiguer des soins s’annonce très difficile.”

Gérard Mauger, vice-président du Groupe d’étude des cétacés du Cotentin (GEEC) a continué à observer le béluga. “Il a le même comportement qu’hier, très fugace. Il fait de très courtes apparitions en surface, suivies de longues apnées.” Approchant d’une cinquantaine de mètres, “nous avons fait des enregistrements acoustiques, avec nos moteurs coupés, mais il n’a pas fait d’émissions sonores”il a regretté.

Quatre bateaux se trouvaient dans la zone, selon Gérard Mauger : celui du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), de l’OFB (Office français de la biodiversité), de Sea Shepherd et de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer). ).

Selon l’observatoire Pelagis, spécialisé dans les mammifères marins, il s’agit du deuxième béluga connu en France après qu’un pêcheur de l’estuaire de la Loire en ait remonté un dans ses filets en 1948. En 1966, un autre individu avait remonté le Rhin jusqu’en Allemagne et en 2018, un béluga a été observé dans l’estuaire de la Tamise en Angleterre.

“Ces cas d’errance restent inhabituels et inexpliqués, avec probablement de multiples raisons, notamment l’état de santé, l’âge (les subadultes se dispersent plus facilement), l’isolement social, les conditions environnementales, etc.”poursuit l’observatoire.

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