Lyon se fait peur mais débute la saison par une victoire face à Ajaccio

Vingt-cinq minutes, et puis c’est tout. Avec deux premiers buts, Lyon pensait se diriger vers une victoire facile face à Ajaccio, vendredi 5 août en ouverture de la Ligue 1. Mais l’expulsion d’Anthony Lopes (27e), suivie du but sur penalty de Thomas Mangani, complètement ont relancé les Corses, finalement eux aussi réduits à dix. L’OL s’est endormi ensuite, a frôlé les corrections, mais s’en est finalement tiré (2-1). L’ACA a combattu avec ses armes et aurait pu espérer mieux.

Dire que l’Olympique Lyonnais n’a pas changé en trois mois est une évidence. Cette fâcheuse propension à montrer deux visages distincts dans un même match, passionnant puis terriblement nonchalant, l’OL ne l’a pas effacée à l’intersaison. La précaution demeure pour juger d’une sortie inaugurale, mais les Rhodaniens n’ont pas rassuré grand monde. Même contre un promu, le sabordage n’était pas loin.

Peu de choses pourtant laissaient présager de tels balbutiements au terme des vingt premières minutes de haut vol. Après deux premières alertes chaudes, Tetê, à l’issue d’une belle action collective, a mystifié Benjamin Leroy d’une frappe du gauche (12e). Une bêtise de Cédric Avinel offrait alors un penalty à l’OL, transformé par Alexandre Lacazette (20e). L’ex-Gunner, passeur sur le premier pion, a réussi son retour dans son jardin.

Anthony Lopes a pourtant, malgré lui, écourté cette balade lyonnaise. Le portier a craqué une sortie dangereuse sur Mounaïm El Idrissy, écopant d’un rouge logique et laissant Thomas Mangani réduire le penalty (31e). Il suffisait de redonner du poil de bête à l’Ours d’Ajaccien, décomplexé en contre-attaque.

Hélas, au crépuscule d’une première période mouvementée, Romain Hamouma laissait traîner son coude sur Lucas Paqueta et recevait un deuxième jaune (45e+4). Frustrant, d’autant que, pour un geste similaire de Thiago Mendes dans la surface un peu plus tôt, M. Bastien était resté de marbre.

Dans une seconde mi-temps morose entrecoupée de quelques éclairs d’Ajaccio, l’OL a joué dans un entre-deux inconfortable. Qualitativement au-dessus mais pas tout à fait libérés, les Lyonnais ont redoublé de maladresses. Quelques joueurs, comme le jeune Johann Lepenant, se sont présentés. Le succès sauve les apparences, mais le danger sporadique porté sur la cage du promu inquiète. De son côté, l’ACA en est sortie la tête haute. La mission de maintenance sera rude, mais Olivier Pantaloni dispose d’une base solide pour effectuer quelques mouvements.

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