Faire payer plus les riches pour le gaz et l’électricité : cette route envisagée après le bouclier douanier

Le gouvernement doit faire face à l’inflation et prépare des réponses ciblées pour soutenir les familles face à la flambée des prix de l’énergie. Pour l’augmentation du carburant, il est concevable que la compensation prime sur la remise à la pompe. Concernant les tarifs de l’électricité et du gaz, que se passera-t-il après le bouclier tarifaire ?

Faire payer plus cher l’électricité et le gaz aux riches et moins cher aux pauvres ? C’est l’une des pistes données par Bruno Le Maire, face à François Lenglet, le dimanche 10 juillet sur LCI.

En effet, le bouclier tarifaire, qui contenait jusqu’à présent la hausse des prix du gaz et de l’électricité, doit expirer le 31 décembre. Comment cela se passera-t-il alors, face à une hausse très probable des prix de l’énergie, qui aura un impact direct sur la facture française ?

Modifiez votre réponse en fonction du revenu

Le gouvernement attend sur tous les fronts, dans le même esprit avec l’allocation carburant, actuellement en préparation, que le gouvernement saura bien adapter sa réponse aux revenus des Français issus du gaz et de l’électricité.

“Nous commençons à cibler ceux qui en ont le plus besoin. Et nous le faisons avec du carburant. Je pense, comme le Premier ministre, qu’il faudra à partir du 1er janvier 2023 que dans le domaine de l’électricité et du gaz nous aidions davantage ceux qui en ont besoin Pour que nous le fassions, a déclaré le ministre de l’Économie, il faut qu’il y ait des augmentations pour ceux qui peuvent se le permettre.

La veille, Elizabeth Bourne avait déjà abordé la question, expliquant qu'”on ne peut pas imaginer demander aux Français, à commencer par les humbles Français, de payer 45% de plus pour le gaz ou l’électricité et un tiers plus cher”. Cependant, compte tenu du coût du bouclier tarifaire de l’État, “Nous devons passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés.”

Augmentations attendues

“Cela veut dire qu’on va tenir compte du niveau de revenu des personnes”, a expliqué Bruno Le Maire, sans donner plus de détails pour l’instant.

Jusqu’à présent, le bouclier tarifaire mis en place à la fin de l’année dernière a contenu l’augmentation des factures. Sans ce bouclier, selon le ministre, “le prix du gaz aurait dû augmenter de 50%, et les Français n’ont pas vu d’augmentation”. Quant à l’électricité, elle aurait dû augmenter de 35% et n’augmenter que de 4%, affirme le ministre.

Bruno Le Maire précise que le bouclier sera intégralement maintenu jusqu’au 31 décembre 2022. “Mais à partir du 1er janvier, en fonction des tarifs de l’électricité et du gaz, il faudra passer un certain nombre de hausses, en fonction du niveau des revenus.”

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