Consommation. Pommes de terre, lait… les prochains aliments qui pourraient être touchés par une pénurie

La France enregistre une sécheresse “historique” selon les mots d’Elisabeth Borne. Et cela a des conséquences sur l’alimentation, puisque cela nuit à plusieurs cultures. Un phénomène qui s’ajoute à la guerre en Ukraine, déjà responsable de l’absence de certains produits dans les rayons de nos supermarchés, comme la moutarde ou l’huile de tournesol.

Dans les mois à venir, plusieurs produits pourraient manquer. On fait le point.

Du lait

Ce vendredi sur franceinfo, le président de la commission économique de la Fédération nationale des syndicats d’agriculteurs (FNSEA) a mis en garde contre une possible “pénurie de lait dans les mois à venir”. Dans la question ? L’absence de nourriture pour les animaux des prés, liée à la sécheresse du sol. “Pour faire du lait, il faut du fourrage, principalement de la luzerne et du maïs, qui ont peu poussé cette année”, explique Yannick Fialip, président de la commission économique de la FNSEA. La FNSEA se dit “très inquiète sur la capacité de nombreux éleveurs à pouvoir nourrir leurs troupeaux tout au long de l’hiver 2022-2023”.

Pommes de terre

La pomme de terre est très sensible au stress hydrique. Plus le sol est sec, plus la plante cessera de croître rapidement. Le risque ? Finir avec des pommes de terre plus petites. “De tels chocs thermiques importants, et répétés, suscitent une inquiétude légitime sur le volume de la production, tant en qualité qu’en quantité”, relève le président du Syndicat national des producteurs de pommes de terre, Geoffroy d’Evry, dans l’Ouest de la France.

Or, la pomme de terre est principalement produite en Bretagne et dans le nord de la France, zones moins sensibles à la sécheresse, ce qui pourrait permettre d’éviter une pénurie importante. “Nous sommes certes dans une configuration climatique qui n’est pas optimale, mais il ne faut pas s’alarmer outre mesure”, estime dans Ouest-France Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

foie gras

Ce n’est pas une conséquence de la sécheresse, ni de la guerre en Ukraine, mais de l’épizootie de grippe aviaire de cet hiver. Près de 20 millions de volailles ont dû être abattues en France à cause de la maladie. Cela entraîne une pénurie de canetons mulets, ce qui pourrait perturber nos fêtes de fin d’année et la présence de foie gras dans nos assiettes. Le Comité Interprofessionnel des Palmipèdes au Foie Gras envisage un retour à la normale pour… le deuxième trimestre 2023.

Pois chiche

Si vous êtes un amateur de houmous, méfiez-vous. Les prix de vos aliments préférés pourraient bien augmenter en raison d’une pénurie imminente de pois chiches. Une pénurie directement imputable à la guerre en Ukraine, puisque la Russie et l’Ukraine sont les principaux producteurs de cette légumineuse. La production de pois chiches devrait baisser de 20 % cette année.

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