Nicolas Navarro à la recherche d’une grosse performance dans le marathon des Championnats d’Europe

Ces derniers jours, la seule question qui tracasse les marathoniens était de savoir si le soleil munichois allait pointer le bout de son nez, ce lundi, vers 11h30 (10h30 pour les femmes). Il faut dire que le choix de l’horaire en plein mois d’août est tout simplement stupide, voire meurtrier. Heureusement pour tout le monde, le ciel s’annonce nuageux sur la Bavière même si la température ne sera pas non plus celle d’un matin parisien d’avril.

En tout cas, le climat et la course au championnat incitent à la prudence. Et c’est un choix de groupe qui plairait à Nicolas Navarro. Le Français de 31 ans est adepte des splits négatifs. Aux Jeux, l’an dernier, il avait ramassé les morts comme on dit pour décrocher une belle douzième place pour sa première grande sélection, lui le converti de la moto, vendeur chez Decathlon il y a encore peu de temps.

Un temps à piétiner sur les étagères entre deux entraînements est révolu pour celui qui a désormais intégré les Pompiers du 13 (Bouches-du-Rhône) et où il peut pratiquer son sport à 100%. De quoi faire plus de kilomètres (entre 200 et 230 km les grosses semaines) et de vélo (10-15 heures de plus par semaine) et aller se faire soigner. Malgré ce rythme professionnel, le garçon n’a pas été épargné par les pépins du début de la préparation.

“C’était une préparation compliquée, mais je suis là”

Opéré d’un abcès à la cuisse en juin, il a dû arrêter complètement le sport pendant une semaine. Et une fois revenu, c’est le Covid qui l’a remis de son côté. “C’était une préparation compliquée, mais je suis làa-t-il expliqué samedi. Sur une préparation marathon il y a toujours le plan sur papier et ensuite les adaptations. C’est peut-être une bénédiction déguisée d’arriver frais le lundi. »

Parmi les dix meilleurs temps des engagés avec ses 2h08’29”, le marathonien ne veut pas être le leader des Bleus qui auront une belle armada pour la victoire par équipe (Carvalho, Choquert, M. Gras, Roudolff- Lévisse et Durand ), mais sa connaissance de la course devrait lui permettre de bien manœuvrer. « Je vais partir sur un parcours prudent, comme je sais le faire d’habitude. Ce n’est pas lundi qu’il va falloir prendre trop de risques. »

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