26 incendiaires présumés interpellés depuis le début de l’été

Quatre d’entre eux ont déjà fait l’objet d’une condamnation et six ont été placés en garde à vue, selon une source judiciaire.

Des milliers d’hectares réduits en cendres. Depuis le début de l’été, la France brûle partout, de l’Ardèche au Maine-et-Loire, en passant par les Landes, la Gironde, le Jura et même l’Isère. Si la plupart des incendies ont été déclenchés accidentellement ou même naturellement – notamment en raison des températures élevées – une part non négligeable d’entre eux seraient l’acte malveillant d’incendiaires. C’est pourquoi, systématiquement, une enquête est ouverte à chaque fois qu’un incendie se déclare.

En effet, depuis le début de la saison estivale, 26 individus ont été interpellés sur tout le territoire pour des faits d’incendie volontaire, a-t-on appris ce mardi auprès du ministère de l’Intérieur. Quatre d’entre eux ont déjà fait l’objet d’une condamnation et six ont été placés en détention provisoire, ajoute une source judiciaire.

320 gendarmes appelés en renfort

Deux arrestations ont également été largement rapportées. Tous deux datés du 28 juillet. En Ardèche d’abord, un homme de 44 ans interpellé par la police a reconnu être l’auteur de nombreux départs de feu dans le département. Dans l’Hérault, c’est un sapeur-pompier volontaire qui a avoué aux enquêteurs être à l’origine de plusieurs incendies. En garde à vue, il a expliqué qu’il “a agi dans le but de provoquer l’intervention des pompiers afin de s’extraire d’un milieu familial oppressant“, mais aussi pour “l’excitation que lui causaient les interventions».

Cette série d’arrestations résulte de la mise en œuvre d’importants «ressources humaines et technologiquespour endiguer la vague d’incendies criminels, selon le ministère de l’Intérieur. Ainsi, en plus des personnels de la gendarmerie mobile déjà présents sur le terrain, 320 militaires départementaux ont été mobilisés ces dernières semaines sur des missions d’évacuation et de sécurisation des sites touchés par les flammes.

Plusieurs hélicoptères de la gendarmerie ont également survolé certaines zones à risques, afin d’avoir un effet dissuasif sur d’éventuels incendiaires ou cambrioleurs de maisons évacuées. De plus, des techniciens en identification criminelle (TIC) ont rejoint l’armée pour déterminer l’origine des incendies et orienter les enquêtes vers d’éventuels suspects. En Gironde, un « peloton de vigilance forestière » a été mis en place, avec des motards qui sillonnent la forêt, à des fins de prévention.

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