bientôt de nouveaux vaccins

Un nouveau vaccin anti-Covid du laboratoire Pfizer-BioNTech, ciblant deux sous-variantes de la souche Omicron, “devrait être approuvé à l’automne”, indiquait l’Agence européenne des médicaments (EMA), mercredi 10 août. Cette annonce intervient au moment où les vaccins actuels contre le Covid-19, s’ils permettent d’éviter des formes graves, ne sont pas très efficaces pour stopper la transmission du virus et ses mutations.

Selon Santé publique France, trois à quatre mois après la primo-vaccination complète, les vaccins Pfizer ou Moderna ne sont efficaces qu’à 19,8% et 27,4% contre Omicron, le variant majoritaire du coronavirus en France. Pour renforcer son arsenal vaccinal, qui semble quasiment obsolète, le ministère de la Santé a donc annoncé fin juillet, lors d’un point presse, l’arrivée de nouveaux vaccins. “Dans les mois à venir”.

Cinq nouveaux vaccins

Il s’agit tout d’abord de deux vaccins à ARN messager, développés par les laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna. Ces vaccins bivalents protègent à la fois contre le virus original de Wuhan et contre Omicron.

Pfizer travaille même simultanément sur deux nouveaux produits : l’un ciblant la sous-variante Omicron BA.1 (qui n’est plus prédominante en Europe) et qui a “réponses d’anticorps neutralisants significativement plus élevées contre Omicron BA.1” que le vaccin actuellement utilisé, explique le laboratoire dans un communiqué publié le 25 juin ; l’autre ciblant la sous-lignée BA.4 et BA.5, majoritaire en France.

Moderna a également développé un vaccin spécifique à Omicron. S’il fait l’objet, comme les vaccins produits par Pfizer, d’une évaluation par l’Agence européenne des médicaments depuis le 22 juillet, son utilisation a été approuvée lundi 15 août au Royaume-Uni par le régulateur britannique des médicaments.

Le troisième vaccin, développé par le laboratoire espagnol Hipra, est décrit comme “un vaccin à protéine recombinante bivalente”. Egalement en cours d’évaluation par l’EMA, il peut être utilisé comme dose de rappel pour les personnes âgées de 16 ans et plus s’il est autorisé dans l’Union européenne.

Enfin, le vaccin français Sanofi devrait bientôt arriver dans les centres de vaccination. Il s’agit d’un vaccin protéique recombinant, qui utilise des protéines de pointe du coronavirus comme antigène pour aider le corps à le reconnaître. Convient pour une utilisation en dose de rappel, il montre “72% d’efficacité” contre les formes symptomatiques du variant Omicron, indique le laboratoire sur son site internet.

Une reprise épidémique attendue à l’automne

L’utilisation de ces nouveaux vaccins est un enjeu dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Si la France enregistre actuellement un net recul épidémique, avec 20 000 cas quotidiens de Covid-19, contre plus de 120 000 au pic de la septième vague début juillet, les autorités sanitaires restent prudentes. UN “Une reprise épidémique à l’automne ou à l’hiver est attendue en raison de la baisse de l’immunité de la population au fil du temps et de la plus grande transmissibilité des coronavirus pendant la saison froide”,a indiqué le Conseil scientifique dans son avis rendu le 19 juillet.

Pour l’heure, aucune date précise de commercialisation de ces cinq vaccins n’a été révélée par les autorités sanitaires. L’objectif est cependant qu’ils soient utilisés lors de la campagne de rappel de vaccination, “qui pourrait être ouvert aux moins de 60 ans dès l’automne”, souligne le Conseil scientifique. Actuellement, seules les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les personnes de moins de 60 ans “à risque” et les personnes de plus de 80 ans peuvent recevoir leur deuxième dose de rappel.

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