La Chine remet en service un réacteur EPR à Taishan, un an après un incident

Cette centrale est la première installation EPR mise en service dans le monde.

Un réacteur EPR de la centrale nucléaire de Taishan, dans le sud de la Chine, a été remis en service plus d’un an après son arrêt pour un problème d’étanchéité, a indiqué son exploitant. Construite en partenariat avec le groupe énergétique français EDF, la centrale de Taishan, près de Hong Kong, est la première installation EPR mise en service au monde. Cette technologie est présentée comme le fleuron de l’industrie nucléaire française et une vitrine pour EDF.

En juillet 2021, l’un des deux réacteurs de Taishan est mis à l’arrêt, après la découverte d’un problème d’étanchéité des crayons combustibles, alors qualifié de “courantpar les autorités chinoises qui avaient exclu tout danger. Après “inspection et entretien“, Le réacteur en question a été reconnecté en début de semaine au réseau électrique chinois, a annoncé mardi l’opérateur local de la centrale de Taishan, le chinois CGN. Aucune anomalie sur l’usine et ses abords n’a été relevée, précise la CGN qui assure que la sûreté est un «priorité».

Inconvénients de la technologie EPR

Associé au projet, EDF a fourni la technologie EPR de la centrale de Taishan mais est actionnaire minoritaire (30 %), via une joint-venture créée avec CGN. EDF a confirmé mercredi la remise en service du réacteur EPR en question. “Après une enquête approfondie, l’autorité de sûreté chinoise a donné son accord pour le redémarrage du réacteur EPR (numéro) 1 de Taishan», a déclaré une porte-parole à l’AFP. technologie EPR (pourRéacteur pressurisé européen» — «Réacteur pressurisé européen”) est conçu pour améliorer la puissance et la sécurité.

Mais elle a essuyé de nombreuses déceptions, en France, en Finlande et dans une moindre mesure en Angleterre, où les réacteurs en construction ont accumulé retards et dépassements budgétaires. Lancée en 1992, la technologie EPR a été co-développée par le français Areva et l’allemand Siemens au sein de leur filiale commune, dont Siemens s’est depuis retiré. EDF a finalement pris le contrôle de cette activité lors de la réorganisation de la filière nucléaire française orchestrée par l’État.


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