Les actions à suivre demain à la Bourse de Paris – Mercredi 17 août 2022 – 16/08/2022 à 18h00

(AOF) –

ADP

L’action d’ADP s’est terminée mardi parmi les principales hausses de l’indice SBF 120, soutenues par le relèvement de l’objectif de cours d’UBS. Si le bureau d’études suisse reste neutre sur la valeur, il le valorise désormais à 150 euros le titre contre 121 euros auparavant. Tenant compte d’une reprise plus rapide que prévu du trafic passagers, l’analyste a relevé ses prévisions d’Ebitda de 28% pour 2023 et de 11% pour 2024. Elles dépassent désormais le consensus de 17% et 15% respectivement.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Points clés

– Numéro 1 mondial de la gestion aéroportuaire avec près de 300 millions de passagers ;

– Chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros répartis en 5 pôles – activités aéronautiques sur les 3 aéroports parisiens, commerces & services, activité immobilière sur les aérogares (ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France), activités internationales et autres ;

– Modèle économique visant à devenir un leader dans la conception, la construction et l’exploitation d’aéroports et s’appuyant sur les 3 aéroports parisiens, les 27 aéroports gérés dans le monde ainsi que sur des accords avec les compagnies aériennes ;

– Capital détenu à 50,6% par l’Etat français, devant la société néerlandaise Shiphol (8%) et le groupe Vinci (8%), Augustin de Romanet, administrateur délégué, présidant le conseil d’administration de 15 membres ;

– Situation financière tendue, avec une dette de 8 milliards d’euros et un ratio dette/fonds propres proche de 200% mais une trésorerie de 2,4 milliards d’euros et une garantie de dette par l’Etat.

Défis

– Stratégie « Pionniers 2025 » : infrastructures : +80% départs à l’heure, liaisons multimodales, concessions : maturité moyenne stabilisée à 30 ans ;

– Stratégie d’innovation centrée sur les services télécoms & mobilité via Hub One : écosystème numérique mondial centré sur la data, via 100 routes internationales et la smartisation des aéroports, 120 expérimentations dont 30 industrialisées ;

– Stratégie environnementale de neutralité carbone en 2030 pour les aéroports parisiens : amélioration de la qualité de l’air, valorisation des déchets, recours à 10% d’énergie décarbonée et préservation des surfaces pour la biodiversité ;

– Refonte organisationnelle d’Aéroports de Paris ;

– Poursuite des réductions de coûts mais reprise des investissements à 1 Md€ par an jusqu’en 2025, dont 550 à 600 M€ pour Paris en 2022.

Défis

– Forte corrélation aux variations de la pandémie et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris ;

– Fin de la coopération industrielle HubLink entre Aéroports de Paris et la société néerlandaise Schiphol, entraînant la fin des participations croisées, au plus tard en mai 2023 ;

– Bilan des activités internationales ;

– Perspectives : 2022 : après le très bon 1er trimestre (CA en hausse de 79%) reprise du trafic de 60 à 80% par rapport à 2019, marge opérationnelle de 30% à 35%, retour à un résultat net positif et levier d’endettement entre 6 et 7 / 2023 : trafic égal à 85-95 % de celui de 2019, marge au même niveau qu’en 2022, dividende minimum de 1 €, soit un taux de distribution de 60 % / 2024 : trafic égal à 85-95 % de celui de 2019, marge opérationnelle de 35 à 40 % et dividende minimum de 3 €, soit un taux de 60 % / 2025 : trafic

– Maintien de la suspension du dividende jusqu’en 2022.

Des résultats à nouveau affaiblis pour les entreprises européennes

Le carburant représentant jusqu’à 35 % de leurs coûts, les professionnels estiment que les compagnies aériennes européennes ne devraient pas renouer avec les bénéfices avant 2023 ou 2024 au plus tôt. Ces acteurs prédisent que les prix de l’énergie resteront élevés au moins jusqu’en 2023. L’Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé une prévision de pertes cumulées de 9,7 milliards de dollars en 2022 pour les compagnies aériennes du monde entier, il faudra encore attendre 2023 pour voir un retour aux profits à l’échelle mondiale, en raison notamment de la flambée des prix du pétrole et de la hausse des coûts salariaux. Du côté positif, la demande de voyages semble résister aux incertitudes causées par la situation économique et politique internationale. Cependant, les incertitudes concernant le Covid, la guerre en Ukraine, ainsi que la hausse des prix renforcent les réservations de dernière minute. Selon l’Iata, seulement 8% des réservations internationales effectuées fin mai sont allées au-delà de septembre.

Le climat social se dégrade dans les entreprises low-cost

Ces entreprises bénéficient d’une très forte reprise. Ils étaient déjà parvenus à monopoliser 40 % du trafic aérien en 2021, cette proportion pourrait même monter à 50 % cette année. Cependant, des mouvements de grève ont affecté l’activité de Volotea, EasyJet et Ryanair, avec des affrontements sur les salaires et les conditions de travail. De manière générale, le secteur fait face à une pénurie de personnel. Après avoir sévèrement réduit leurs effectifs en 2020 et 2021, les entreprises et les aéroports doivent recruter en urgence pour accompagner la relance de l’activité.

Leave a Reply

Your email address will not be published.