“Je voulais que ma vie s’arrête”, une plaignante confie sa souffrance

Le procès de Benjamin Mendy s’est poursuivi vendredi avec le contre-interrogatoire de la deuxième plaignante, celle dont l’audition policière a été diffusée jeudi et qui accuse Mendy de viol un soir d’octobre 2020.

Au lendemain du témoignage de la seconde plaignante, qui accuse Benjamin Mendy d’un viol qui aurait été commis lors d’une soirée en octobre 2020, la journée de vendredi a été consacrée au contre-interrogatoire de cette seconde plaignante.

L’avocat du joueur a relancé ce contre-interrogatoire sur les messages envoyés par la plaignante à l’un de ses amis. Elle l’accuse d’avoir menti sur ce qui s’est passé ce soir-là, s’appuyant sur un message envoyé le lendemain par la plaignante à un ami. Cet ami aurait informé la victime présumée qu’un autre de ses amis avait eu des relations sexuelles avec Mendy cette nuit-là.

La plaignante précise que l’homme dont ils parlaient était un autre homme (autre que Mendy) avec qui cette femme avait passé du temps en soirée. La plaignante assure que ce n’est que plus tard qu’elle a appris que cet homme avec qui son amie avait couché était Mendy.

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Elle ne savait pas qui était son agresseur

Lors du contre-interrogatoire, la plaignante nous assure qu’elle ne voulait pas aller voir la police. “Je voulais savoir si j’étais blessée et si cela allait me causer des problèmes de santé”, dit-elle à propos de ce qu’elle a confié à son amie ce soir-là après l’attaque présumée.

L’avocat poursuit en s’attardant sur un message de la plaignante envoyé à une autre amie le lendemain de l’agression présumée, dans lequel elle révélait avoir été “agressée sexuellement par quelqu’un”. Dans le message, elle a dit qu’elle ne savait pas qui était son agresseur mais a ajouté qu’il était “français et joueur de Manchester City”.

L’avocat réplique en disant que la plaignante savait de qui il s’agissait, basant sa déclaration sur une recherche que la plaignante aurait faite sur Google juste après l’agression présumée. Se disant sous le choc dans les heures qui ont suivi, l’accusatrice assure qu’elle ne savait pas qui il était à ce moment-là.

“Je voulais que ma vie s’arrête”

Deux amies du plaignant auraient contacté Louis Saha Matturie (aucun lien avec l’ancien joueur) après l’agression présumée pour dire qu’elles n’étaient “pas contentes” et voulaient lui parler. L’avocat estime que la plaignante leur a dit de ne plus rester en contact avec Saha Matturie. “Est-ce parce que vous avez commencé à mentir et à exagérer à vos amis sur ce qui s’est passé avec Mendy?” demande l’avocat. Réponse : « Absolument pas ».

Après plusieurs questions de l’avocat de Benjamin Mendy, la plaignante a confié qu’elle se sentait “tellement mal” après l’agression qu’elle “voulait juste que sa vie se termine”. Le 2 novembre, elle s’est rendue à la police “vraiment effrayée”: “J’avais juste besoin de dire à quelqu’un que ce qui s’était passé n’allait pas. Je devais le faire pour moi – pareil.”

“Je pensais que ma seule option était de me déshabiller”

La plaignante a déclaré au procureur que ses amis étaient plus enthousiastes qu’elle à l’idée de se rendre au domicile de Benjamin Mendy pour continuer la soirée. Le procureur lui demande si, à ce moment de la soirée, elle pensait que Mendy “la désirait sexuellement”. Ce à quoi la victime présumée répond qu’elle ne le pensait pas.

A propos du moment où Mendy lui a demandé, de lui rendre son téléphone, de se déshabiller, la plaignante fait le constat suivant : « A ce moment-là, ça m’a fait tilt. J’ai réalisé que j’étais dans une pièce dont je ne pouvais pas sortir. , avec quelqu’un que je ne connaissais pas. Je me souviens avoir regardé autour de moi en me demandant dans quelle situation je me trouvais. Je pensais que ma seule option était de me déshabiller parce qu’il avait promis qu’il ne me toucherait pas. Je pensais qu’il voulait peut-être juste me regarder .” L’audience a été ajournée peu avant 16 heures en Angleterre. Le procès reprendra lundi.

Analie Simon Journaliste RMC Sport

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