Bruno Retailleau candidat à la présidence de LR face à Éric Ciotti

NURPHOTO VIA GETTY IMAGES Le patron des sénateurs LR a officialisé sa candidature pour briguer le poste de président des Républicains.

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Le patron des sénateurs LR a officialisé sa candidature pour briguer le poste de président des Républicains.

POLITIQUE – Le match est relancé chez Les Républicains. Sans réelle surprise, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a annoncé ce vendredi 2 septembre sa candidature à la tête des Républicains, soulignant dans Le Figaro sur “capacité à fédérer” sur une ligne “populaire et patriotique”.

“Je serai candidat à la présidence des Républicains” car en l’absence de Laurent Wauquiez “beaucoup m’ont demandé de me présenter”dit le sénateur de Vendée dont la candidature semblait imminente depuis quelques jours. “Avec les militants, je veux construire ce grand parti de droite, populaire et patriotique, qui manque aujourd’hui à la France”il ajoute.

Assurant d’avoir “toujours cherché à rassembler”il précise qu’il n’est pas “candidat contre personne”notamment pas Éric Ciotti et Aurélien Pradié qui “toute légitimité à se présenter”. Tous trois participeront au campus des jeunes LR ce week-end à Angers.

Plus “Cette élection ne doit pas se transformer en un face-à-face entre deux camps qui joueraient à la surenchère” auto « dans notre état de faiblesse, un choc frontal pourrait nous briser »il prévient.

Face à lui, seuls Éric Ciotti, le maire d’Orléans Serge Grouard et l’ancienne adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, Virginie Calmels ont officialisé leur candidature à cette heure, même si cette dernière a depuis vu sa candidature invalidée (ce qu’elle continue de faire valoir) . Aurélien Pradié, secrétaire général de LR, n’a toujours pas annoncé qu’il était candidat, malgré un suspense – pratiquement – inexistant sur son envie de rejoindre la course à la tête du parti.

Une candidature pour le parti, pas pour le pays

“La capacité d’un leader ne se mesure pas seulement à son autorité, mais aussi à sa capacité à fédérer”ajoute Bruno Retailleau qui a recueilli ces derniers jours des soutiens : Gérard Larcher, François-Xavier Bellamy et Othman Nasrou (qui ont tous deux renoncé à se présenter), ou encore le sénateur Stéphane Le Rudulier, pourtant ancien porte-parole d’Éric Ciotti lors de la primaire.

Dans ses lignes de pensée, il évoque une “changement complet” du système éducatif et plaide pour “plus de sécurité, moins d’impôts et d’immigration” avec un référendum sur ce dernier point “pour que les Français se réapproprient cette question existentielle”.

Bruno Retailleau laisse entendre qu’il conservera la tête du groupe au Sénat s’il est élu président de LR le 3 décembre, une combinaison “non seulement compatible mais souhaitable” tandis que “Le Parlement revient au centre du débat public” : c’est selon lui « un gage de cohérence et de clarté ». Et s’il juge ” bon sens “ pas à faire “obstruction systématique”il assure: “nous ne serons jamais macronistes”.

Et “Je tendrai toujours la main aux électeurs de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour car je ne me résignerai jamais au fait que des Français sincèrement de droite nous ont quittés”il ajoute.

Son élection ne signifierait pas automatiquement une candidature à la présidentielle, assure Bruno Retailleau : “Je suis candidat pour reconstruire mon parti, pas pour présider le pays”.

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