Double assassinat de Pouyastruc : Aurélie et Gabriel, deux destins croisés et tragiques

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Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué ont été tués à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées, le 4 juillet 2022. Les deux enseignants avaient entamé une relation peu auparavant.

Aurélie Pardon, 32 ans et originaire de Barbazan-Dessus, (Hautes-Pyrénées) enseigne le français depuis environ six ans au collège Desaix à Tarbes. Une femme et mère de deux jeunes enfants de 3 et 5 ans, décrite par ses proches comme “très investie dans la vie et les activités de l’établissement”. Elle a souvent été à l’initiative de nombreux projets scolaires en tant que coordinatrice de l’équipe littérature au collège Desaix. Elle a participé activement à l’élaboration et à la préparation du concours de la Résistance, du Rassemblement Citoyen, du projet de lecture dans le cadre de la liaison école-collège. Avec son collègue Gabriel Fourmigué, professeur de sport dans le même collège, une liaison sentimentale est née. Le couple s’était rapproché lors d’un voyage scolaire au printemps 2022 alors qu’Aurélie était en instance de divorce.

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Natif de Condom, Gabriel Fourmigué a vécu de nombreuses années dans les Hautes-Pyrénées mais avait encore de nombreux amis dans la sous-préfecture du Gers où peu ignorent la grande aventure sportive qu’il a vécue à partir des années 80. Déjà remarqué sur les pistes, notamment grâce à ses performances au saut à la perche, le jeune athlète issu du CAS est alors repéré par la fédération pour rejoindre l’équipe de France de bobsleigh en cours de création en vue des Jeux olympiques d’Albertville en 1992. Un Une importante délégation de Condomois, dont sa mère, était présente au pied de la piste lors de ces Jeux Olympiques. Il avait également participé aux Lilehammer Games, toujours en bob à deux, avant de devenir professeur d’EPS. Discret, il retournait régulièrement dans la ville de Condom où sa mère a longtemps vécu et est aujourd’hui enterrée.

Enterrement discret

C’est à ses côtés que “Gaby” repose désormais après ses obsèques que sa famille a voulues très discrètes. Trop rejeter ses amis Condomois. “Nous avons respecté le souhait de la famille et nous étions très peu nombreux, du SAC Athlétisme, présents aux obsèques de Gaby”, explique Carole Fratus, actuelle présidente du club et camarade du défunt. “Je regrette que nous n’ayons pas pu lui rendre hommage en nombre. Son ex-femme avait peur des curieux, vis-à-vis de ses filles, ce que je peux comprendre ; mais les Condomois ne voulaient pas venir curieux, ils l’avaient dans leur cœur, c’était notre héros ici. Alors qu’il y avait pas mal de gens des Hautes-Pyrénées, ses copains d’ici, sportifs, amis, voisins, camarades de classe, et même son prof de gym qui lui avait fait débuter l’athlétisme n’auraient pas pu le saluer comme ils auraient aimé le faire “. Une frustration largement partagée dans la ville où beaucoup avaient imaginé honorer de leur présence une belle cérémonie à la mémoire de Gaby.

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Il reste un éventuel hommage, municipal peut-être, dans le futur. « Pour le moment nous attendons la conclusion de l’affaire, explique Jean-François Rousse, maire de Condom. Rien n’est exclu ou enregistré, on va se donner du temps ».

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