Gabriel Attal annonce la prolongation du bouclier tarifaire en 2023

Le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, a annoncé samedi 3 septembre sur France Inter que le gouvernement allait “maintenir un système de bouclier en 2023” faire face à la flambée des prix de l’énergie. “Nous continuerons à protéger les Français et leur pouvoir d’achat”a ajouté le ministre.

En place depuis l’automne 2021, cet ensemble de mesures a atténué l’impact de l’inflation sur les ménages : gel des tarifs réglementés du gaz à leur niveau d’octobre 2021 ; le plafonnement de la hausse des tarifs réglementés de vente d’électricité, qui s’est traduit par une hausse de seulement 4 % sur l’année ; enfin, le rabais à la pompe, qui passe ce jeudi de 18 à 30 cents le litre.

« Sans le bouclier tarifaire, la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité serait d’au moins 100 % l’an prochain ! Soit une augmentation de 120 euros en moyenne par mois et par foyer », a assuré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, jeudi en Les échos.

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“Arbitrages rendus dans les prochains jours”

Selon une étude de l’Insee publiée jeudi, les mesures de “bouclier tarifaire” prises par le gouvernement ont divisé par deux l’effet de la flambée des prix de l’énergie sur l’inflation.

Entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022, la période d’étude, “la hausse des prix de l’énergie (gaz, électricité et produits pétroliers) a contribué à 3,1 points d’inflation sur un total de 5,3%”, selon l’Institut national de la statistique. Sans ces mesures, “l’inflation entre les deuxièmes trimestres 2021 et 2022 aurait été supérieure de 3,1 points”.

“On bloquera à un certain niveau d’augmentation”a expliqué Gabriel Attal, précisant que “les arbitrages définitifs doivent être rendus dans les prochains jours”. « Mais nous maintiendrons un système de protection [pour les concitoyens] et pour le pouvoir d’achat”, il ajouta. Cependant, le ministre a précisé :

« Dépenser sans compter, au final, c’est éprouver pour rembourser, et ça, on veut l’éviter pour les Français, alors on est passé du « quoi que ça coûte » au « combien ça coûte ». Nous sommes contraints d’arbitrer et de prendre des décisions qui, lorsqu’elles sont coûteuses pour les finances publiques, doivent être les plus efficaces possibles, ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut y avoir d’effort. »

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Le monde

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