La canicule “probablement” responsable de la forte mortalité de juillet

Loïc Venance / AFP Une ambulance passe devant un graffiti “Vive la grève”, à l’entrée du service des urgences du CHU de Nantes, le 27 août 2019 à Nantes, dans l’ouest de la France. – Les secouristes sont en grève pour dénoncer le manque de ressources humaines et de lits d’hôpitaux pour faire face au nombre croissant d’admissions, et réclamer de meilleurs salaires. (Photo par LOÏC VENANCE / AFP)

Loïc Venance / AFP

Après une augmentation significative des passages aux urgences du 15 au 18 juillet, le pic de mortalité a été enregistré le 19 juillet, en pleine canicule. (photo d’illustration de l’hôpital de Nantes)

DÉMOGRAPHIE – La cause n’est pas encore identifiée avec certitude. Mais les canicules successives du début de l’été semblent être à l’origine de la forte mortalité enregistrée en juillet par l’Insee. Dans les données publiées ce vendredi 2 septembre, on constate que 1 750 personnes sont mortes chaque jour en juillet, soit 140 de plus qu’en juin (1 610).

Surtout, ce bilan est nettement supérieur (+13%) à celui de juillet 2019, année la plus juste pour comparer les données puisque les étés suivants ont été perturbés par la pandémie de Covid-19.

Si un bilan complet et précis sera fait au cours du mois de septembre par Santé publique France (la pandémie de Covid continuant en effet de biaiser les analyses), l’Insee avance bien la chaleur comme responsable de ce pic de mortalité. “Le niveau élevé de décès toutes causes confondues en juillet 2022 s’explique probablement par la canicule survenue mi-juillet, après un premier épisode de canicule mi-juin”peut-on lire dans une communication de l’Insee.

Le jour où la France a enregistré le plus de décès était le 19 juillet (environ 2 000), en plein milieu de la deuxième vague de chaleur (12-25 juillet). Le pic de recours aux soins d’urgence a également été enregistré du 15 au 18 juillet.

Cet été caniculaire peut être comparé à celui de 2003 qui avait été particulièrement meurtrier. Au moment et pendant le pic de cette canicule, l’Insee avait recensé environ 3 600 décès quotidiens. Il est donc nettement inférieur en 2022 ; attention cependant, car les vagues de chaleur exceptionnellement longues pourraient avoir des répercussions plus diffuses. Entre juin et août 2022, l’Insee a recensé 138 522 décès, soit 5 000 de plus qu’en 2003.

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