Toulouse et La Rochelle favoris, Montpellier veut défendre son titre… Les forces présentes avant la reprise de la saison

Le Top 14 est de retour. La saison 2022-2023 du championnat de France de rugby s’ouvre avec la rencontre entre le Racing et Castres, samedi 3 septembre à 15 heures. Un an avant la Coupe du monde en France, cette saison s’annonce aussi serrée et excitante que les précédentes. Franceinfo : le sport fait le point sur les ambitions de chacune des équipes.

Les favoris : La Rochelle et Toulouse ont les crocs, Montpellier mis à l’épreuve

Hormis la nouvelle étoile fièrement cousue au-dessus du logo, beaucoup de choses ont changé à La Rochelle. Le champion d’Europe s’est séparé des joueurs historiques (Vito, Retière, Priso, West) et a concentré son recrutement sur le Top 14. Très en vue avec les Bleus au Japon, Yoan Tanga vient renforcer un troisième ligne déjà conquérant. Le virevoltant Teddy Thomas (Racing) et Ulopano “UJ” Seuteni (UBB) apportera sa magie derrière, tandis que l’ouvreur Antoine Hastoy (Pau) devra passer un cap. Ces renforts, greffés sur une ossature solide, font des Maritimes les favoris naturels des Brennus.

Il en va de même pour Toulouse frustré par une saison blanche terminée en demi-finale de Top 14 et de Coupe d’Europe l’an passé. Les recrues Jaminet, Retière, Barassi et l’Italien Capuozzo sont les fleurons du recrutement. Leur intégration dans un effectif largement pourvu d’internationaux, mené par le meilleur joueur du monde Antoine Dupont, sera espionnée, tout comme la capacité de l’équipe à faire face à leurs absences lors des doublons.

Statut de champion oblige, Montpellier apparaît comme un favori logique à sa propre succession. On est dans la découverte, on ne sait pas trop comment ça peut arriver”, a reconnu le centre Arthur Vincent. Le MHR a perdu quelques historiques (Paillaugue, Guirado, Ouedraogo) et a accueilli des renforts ciblés (Coly dans la mêlée, Carbonel dans l’ouverture, Lam dans l’aile).

Battue par Montpellier l’an dernier en demi-finale, l’UBB reste armée. Les joueurs de Christophe Urios veulent aborder l’exercice sereinement, après une fin de saison mouvementée en interne. Le recrutement est important (Miquel, Vili, Falatea, Holmes). Néanmoins, les départs de nombreux cadres (Woki, Lam, Païva, Picamoles, Seuteni) envoient Bordeaux-Bègles plus loin que les trois autres favoris.

Les autres prétendants : Castres fidèle à lui-même, Toulon et Racing revanche

C’est un marronnier : avant chaque saison, Castres a la tête du parfait outsider. Celui dont il ne faut pas parler, mais qui fera tout pour jouer les trouble-fête, comme la saison dernière terminée en finale. Hormis le départ à la retraite de l’emblématique Rory Kockott, le CO n’a pas révolutionné son effectif.

Le changement est plus net dans le Racing. Les Ciel et Blancs innovent en se séparant de nombreux anciens membres (Thomas, Beale, Machenaud, Tanga). Hormis l’international Cameron Woki, les arrivées ressemblent plus à des paris qu’à des certitudes. Dans un Top 14 aussi dense, l’horizon des Franciliens, sur courant alternatif l’an dernier, ne se présente pas bien.

Toulon semble plus apte à se faufiler jusqu’en finale. Le tandem Mignoni-Azéma sait y faire, d’autant que l’effectif s’est renforcé avec l’arrivée du funambule fidjien Waisea. D’autres joueurs confirmés ont rejoint La Rade (Priso, Sinzelle, Baubigny, Ouest).

Lyon, vainqueur de la Challenge Cup mais absent des dernières phases finales, poursuit un objectif similaire. Désormais guidés par Xavier Garbajosa, les Rhodaniens vont toutefois devoir évoluer orphelins de leur paire de centres Ngatai-Barassi. L’acclimatation des recrues de l’hémisphère sud en dira plus sur les réserves de cette LOU. Enfin, une flopée de formations – Pau, Stade Français, Clermont – semblent trop justes pour s’infiltrer dans la course aux barrages.

La lutte à maintenir : L’aviron semble armé, Perpignan et Brive un peu moins

Habitué au yo-yo entre Top 14 et Pro D2, Bayonne s’avère, à première vue, promis à la descente. Oui, mais l’Aviron s’est offert une charnière de poids, avec les arrivées de Maxime Machenaud et Camille Lopez (66 sélections tricolores et autant d’années entre eux). Plusieurs joueurs expérimentés dans l’élite (Béthune, Buliruarua, Bosch) viennent renforcer une promotion déjà expérimentée.

Affaire plus dure pour Perpignan, qui a perdu Melvyn Jaminet parti à Toulouse et son ailier argentin Bautista Delguy (Clermont). L’Usap a certes accueilli des renforts (McIntyre, Laborde, Galletier), mais il semble illusoire de l’imaginer supérieur à la 12e place.

Brive est dans une situation similaire. Déjà justes l’an dernier, les Coujous ont perdu un nombre important de joueurs. Même si gagner en Corrèze n’est jamais facile, le CAB va loin.

Leave a Reply

Your email address will not be published.