Wall Street clôture en baisse, effrayée par l’arrêt prolongé des gazoducs en Europe – 02/09/2022 à 22:51

Opérateur de la Bourse de New York (GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SPENCER PLATT)

La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, effrayée par l’annonce de la prolongation de l’arrêt du gazoduc Nord Stream en Europe, faisant craindre une escalade de la crise énergétique et de la récession sur le Vieux Continent.

Le Dow Jones a perdu 1,07% à 3 1318,44 points, le Nasdaq 1,31% à 11 630,86 points et l’indice S&P 500 plus large 1,07% à 3 924,26 points. Le Nasdaq, à l’occasion, a été contraint par une sixième séance de baisse consécutive, une séquence la plus vue depuis plus de trois ans.

“Vous pouvez créer un lien direct entre les nouvelles de Gazprom” et le ralentissement du marché, a noté Patrick O’Hare de Briefing.com. “Cela ajoute un facteur d’incertitude.”

Vendredi, le groupe a annoncé la prolongation de l’arrêt de Nord Stream, qui approvisionne l’essentiel de l’Europe en gaz russe, invoquant la nécessité de réparer les turbines défectueuses.

Le pipeline devait initialement reprendre les livraisons samedi, après trois jours de maintenance.

“L’Europe est dans une position économique vraiment faible, donc les marchés voient clairement (dans cette nouvelle) un facteur aggravant”, a expliqué Bill Northey, US Bank Wealth Management.

Cependant, les investisseurs ont fait preuve d’un certain optimisme en début de séance, après la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain, selon lequel 315 000 emplois ont été créés en août, bien en deçà des 526 000 créations de juillet.

Autre signe de ralentissement, le taux de chômage a légèrement augmenté à 3,7% contre 3,5% le mois précédent.

Jamie Cox de Harris Financial Group note : « Le taux de chômage a augmenté parce que le marché du travail n’a pas pu absorber toutes les personnes qui[ont commencé à chercher un emploi]. “La hausse des salaires a finalement diminué. Ce sont les meilleures indications de la possibilité d’un atterrissage en douceur (de l’économie).”

“Si le prochain IPC montre que l’inflation continue de décélérer à un rythme plus soutenu, une hausse d’un demi-point (du taux directeur de la banque centrale américaine) pourrait être privilégiée au taux plus agressif, de 0,75 point”, a prédit Quincy Crosby, de Financière LPL. .

Les opérateurs attribuent désormais une probabilité de 44% à une augmentation d’un demi-point, contre seulement 25% la veille.

L’annonce de Gazprom, qui a poussé les investisseurs vers des actifs jugés plus sûrs, ainsi que la possibilité d’une Réserve fédérale (Fed) moins brutale, a relancé le marché obligataire. Le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans, qui évolue dans le sens inverse de leur prix, a chuté à 3,18 %, contre 3,25 % la veille.

Sur le front des actions aussi, “nous avons cédé au sentiment de prudence qui a prévalu toute la semaine”, a noté Bill Northey.

Dans ce climat d’aversion au risque, les valeurs les plus volatiles de la notation sont tombées les premières, de Tesla (-2,51%) à Block (-3,52%), en passant par Shopify (-3,71%) ou Meta (-3,05%), qui plaisantent maintenant avec son niveau le plus bas de l’année.

Wall Street a mal réagi à la nomination de Laxman Narasimhan comme nouveau PDG de Starbucks (-2,88% pour 82,94$), en remplacement du leader symbolique Howard Schultz en avril prochain.

Le cours global du conglomérat industriel 3M (-3,17% à 121,65$) est tombé à son plus bas niveau en près de neuf ans, empêtré dans la mauvaise fabrication des bouchons d’oreille destinés aux militaires.

Un groupe de soldats a déposé auprès de la justice fédérale pour bloquer la scission entre les activités de santé et le reste du groupe, annoncée en juillet, ainsi que verser des dividendes, en attendant la résolution de ce différend.

Des résultats supérieurs au consensus des analystes ont dopé le fabricant de semi-conducteurs Broadcom (+1,67% à 500,22$), dont les prévisions ont positivement surpris le marché.

En revanche, le fabricant de cartes graphiques Nvidia a poursuivi sa baisse (-2,08% à 136,47$) après son premier arrêt la veille. Des soupçons subsistaient sur les exportations de certains processeurs graphiques du groupe vers la Chine, que les autorités américaines ont indiqué vouloir restreindre, avant de changer de visage.

La chaîne de vêtements de sport Lululemon a progressé (+6,70 % à 314,17 $) après avoir publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu et des attentes ambitieuses. Le groupe a maintenu ses marges bénéficiaires malgré l’inflation et ne souffre pas de l’atonie de la demande affectant les autres marques.

Et Peloton, le fabricant de vélos d’appartement et de tapis roulants connectés, a chuté (-8,17 % à 9,44 $) après avoir déclassé la recommandation des analystes d’UBS.

Nasdaq

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