L’arrêt de Nord Stream 1 fait grimper les prix de plus de 30 %

La période de repos a été de courte durée. Le prix de référence du gaz en Europe a augmenté de 30% à 272 € par mégawattheure lundi à l’ouverture du marché, regagnant une grande partie du terrain qu’il avait perdu la semaine dernière. Le prix du gaz a déjà chuté de façon spectaculaire, baissant de plus d’un tiers pour se retrouver à 210 € le mégawattheure sur le marché de référence, le néerlandais TTF. Il a frôlé son record historique de 345 euros le mégawattheure le 26 août. Au début de l’année, il tournait autour de 70 euros.

Ainsi, la tendance dominante sur le marché du gaz s’est soudainement inversée, après la décision de Gazprom de le faire totalement » Arrêt du gazoduc Nord Stream 1 qui alimente l’Europe. Ce qui ravive les craintes de pénurie de gaz et de rationnement dans l’Union européenne cet hiver.

« L’Europe a fait du très bon travail au cours des deux derniers mois en maintenant des niveaux élevés de stockage de gaz et en diversifiant les importations, mais si la Russie cesse de fournir du gaz, nous ne pourrons probablement pas passer l’hiver sans restrictions ou rationnements notables. Rédaction des analystes de la Deutsche Bank.

Le Kremlin affirme que l’arrêt des livraisons de gaz russe est la faute des sanctions occidentales

Bruxelles accuse Moscou d’utiliser le gaz comme arme économique en réponse aux sanctions visant la Russie après l’invasion de l’Ukraine en février. De son côté, le Kremlin affirme que l’arrêt des expéditions de gaz russe vers l’Allemagne, via le gazoduc stratégique Nord Stream, est la seule erreur de la part de l’Occident, car leurs sanctions empêchent l’entretien des infrastructures gazières. ” Des problèmes de pompage (de gaz) sont survenus en raison des sanctions des pays occidentaux. Il n’y a pas d’autre raison à ces problèmes Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé.

Nord Stream 1, qui passe sous la mer Baltique pour atteindre l’Allemagne, a historiquement fourni environ un tiers du gaz exporté par la Russie vers l’Europe, mais fonctionnait déjà à seulement 20 % de sa capacité avant l’arrêt des flux la semaine dernière. Le volume de gaz russe destiné à l’Ukraine a également été réduit.

Vaste plan d’aide en Allemagne

Les prix élevés de l’énergie mettent la pression sur les familles et ont déjà contraint certaines entreprises, dont les fabricants d’engrais et d’aluminium, à arrêter leur production face à la hausse des coûts de production. En France, Duralex sera absent quatre mois et licenciera 250 salariés.

Pour contrer cette inflation, l’Allemagne va recourir à des aides massives. L’Alliance SPD, les Verts et le FDP ont convenu d’une aide financière supplémentaire aux ménages et aux entreprises d’une valeur totale de 65 milliards d’euros. Les retraités privés recevront un paiement unique de 300 euros et les étudiants recevront 200 euros. En outre, le PDG souhaite utiliser les bénéfices extraordinaires que certaines sociétés énergétiques ont réalisés grâce à la flambée des prix pour alléger les factures des ménages.

Au niveau européen, les ministres de l’énergie de l’UE doivent se réunir le 9 septembre pour discuter des mesures visant à contenir les prix élevés. Il faudrait parler d’options telles que le plafonnement du prix du gaz importé, le plafonnement du prix du gaz utilisé pour produire de l’électricité ou le retrait temporaire des centrales électriques au gaz du système européen actuel de tarification de l’électricité.

Électricité : l’Union européenne envisage de fixer des prix plafonds pour certains producteurs

(avec agences)