les associations d’élus locaux acceptent enfin d’y participer, après avoir obtenu des « gages » d’Emmanuel Macron

Les associations d’élus locaux, regroupant les Régions de France, l’Assemblée des départements de France (ADF) et l’Association des maires de France (AMF) participeront enfin au Conseil national de refondation (CNR), qui est qui se tiendra à partir de jeudi, a appris franceinfo, lundi 5 septembre, confirmant une information deun journaliste de Parisien.

L’AMF, l’ADF et les Régions de France, toutes trois réunies sous la bannière commune des Territoires Unis, avaient décidé, lors d’une réunion vendredi matin, de ne pas participer au lancement du CNR.

Des associations d’élus intercommunaux ont également interpellé lundi le président de la République dans une lettre que franceinfo a pu consulter. Les Intercommunales de France et France Urbaine (qui regroupent toutes les métropoles, grandes villes et agglomérations) regrettent de ne pas avoir été invitées par Emmanuel Macron en amont du CNR qui doit ouvrir jeudi, et ce, “malgré le rôle central de l’intercommunalité et des grandes villes dans la mise en œuvre (…) des politiques publiques locales”.

« Nous vous demandons de convenir d’une audition dans les plus brefs délais afin de définir les modalités selon lesquelles notre échelon territorial sera pleinement pris en compte dans une démarche complémentaire au CNR »préciser les élus dans la lettre.

>> Conseil national de refondation : qui participe, qui refuse d’y aller et qui hésite ?

Les intercommunales, qui représentent au total “1 200 espaces de vie”rappelons que toutes les associations d’élus se sont engagées la semaine dernière “un cycle de rencontres” initiée par le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gabriel Attal, et le ministre délégué en charge des collectivités territoriales, Caroline Cayeux.

L’instance du CNR doit réunir acteurs politiques, syndicats, associations et citoyens autour de plusieurs grands thèmes de réforme à long terme, comme le plein emploi, la vieillesse, la santé ou l’éducation. Cependant, le CNR verra sa séance d’ouverture à Marcoussis (Essonne) snobé par une grande partie de l’opposition. Et plusieurs syndicats ont de leur côté annoncé qu’ils s’y rendraient, avec des réserves. Confrontée à ce boycott, Elisabeth Borne a déploré que les autres partis “refuser la discussion”tout en s’assurant que “la porte resterait ouverte”.

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